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 ALGERIA
la Nouvelle Generation

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CULTURE

Peinture/ Art plastique/ Dessin

Comme dans tous les domaines, la peinture algérienne possède également sa nouvelle génération d'artistes. Une génération marquée par des années terribles et qui raconte et témoigne du quotidien algérien à travers la couleur, le trait, l'image… Une nouvelle génération qui immortalise ses sentiments de révolte et d'incompréhension. Ils sont nombreux, certains plus connus, d'autres plus cotés, mais chacun d'entre eux pour un même idéal: L'Algérie Libre.

Le Groupe Essebaghine

Balcon d'Alger

La création plastique que nous offre le Groupe Essebaghine constitué de Meriam Ait El Hara, Kheira Slimani, Ammar Bouras, Joudet Gassouma, Nour-eddine Ferroukhi, Adlane Djeffal, Karim Sergoua et Hellal Zoubir est le fruit de cette nouvelle génération. A travers la peinture, la peinture-photo, la peinture-video ou l'assemblage, c'est autant de diversités que d'idées à exprimer dont ils témoignent. L'identité du groupe s'est forgée d'abord dans la rebellion, ou comme disent Karim et Djaoudet, il s'agit d'insolence, de transgression, et de remise en cause. Nourredine ajoute " Ce qui compte, c'est de réapprendre la liberté en groupe " ce qui illustre leur volonté de construire ensemble. Dans cet esprit ils seront, par ailleurs, présents dans le cadre de l'année de l'Algérie en France à diverses expositions dans le sud de la France.

Ali Dilem - Interview English/French

Dessinateur, Caricaturiste avant tout, Ali Dilem est né à El-Harrach près d'Alger. Cet ancien élève de l'École des Beaux-Arts d'Alger fait partie intégrante quotidiennement de l'actualité algérienne par des dessins d'humeur et d'humour publiés dans le journal Liberté. D'ors et dejà consacré à travers le Prix International du Dessin de Presse Ecrite en l'an 2000, il peut également se prévaloir d'avoir inspiré la mise en place des amendements Dilem, pénalisants la diffamation et l'insulte envers le pouvoir en place. Excédé et excessif, Dilem ne mache pas ses mots et son trait pour commenter, à sa manière, les abus et incohérences qui martyrisent tout un peuple.

Cinématographie

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Lakhdar Hamina

Affiche publicitaire de film Vent du Sable

A la fois français et algérien, né en Algérie en février 1934, tous ses films, réalisés ou produits, sont des films politiques. Et pour cause, c'est en 1956, lors de son service militaire dans le sud de la France, quand il apprit que son père venait de mourir, qu'il est entré au FLN. Devenant l'un des responsables du FLN d'Aix-Marseille, il déserte pour rejoindre l'ALN (Armée de libération nationale.) en Tunisie. C'est à ce moment là, à l'aube de ses 23 ans, qu'il devint cinéaste, par le fruit du hasard. La résistance algérienne cherchant des réalisateurs pour des films de propagande ; passionné par le cinéma, il se présenta comme tel et apprit sur le tas. Cependant, c'est durant son séjour de perfectionement en Tchécoslovaquie qu'il apprit le métier. Les chefs d'œuvres qu'il produira nous laisseront sans voix, tels Vent de Sable, le Vent des Aurès.

Mustapha Badie

Né en 1927 à la Casbah d'Alger, Arezki Berkouk, de son vrai nom, a été l'un des cinéastes algériens les plus talentueux de son époque. Il a débuté sa carrière à 18 ans à l'ORTF, la radiodiffusion française, en tant que co-réalisateur. Après une expérience avec la troupe de théâtre arabe, il s'oriente vers le cinéma. C'est là qu'il participa avec talent à l'éclosion d'une nouvelle vague de cinéastes algériens. Il s'illustre par des films tels " Nos mères ", " La nuit a peur du soleil ", " Essaher ", " l'Evasion de Hassan Terro", et encore bien d'autres. En dépit de sa célébrité, Mustapha Badie a toujours été très proche du grand public. Ses films mélangent historique et fiction. Il a légué des œuvres où l'on trouve des éléments de rêve, de découverte et d'identification avec les différents personnages.

Merzak Allouache

Né en 1944, Merzak Allouache, formé à l'Institut national du cinéma d'Alger puis à Paris, s'est fait remarquer dès son premier film Omar Gatlatou (1976), tranche de vie de quelques jeunes dans un quartier populaire d'Alger. Par son ton nouveau, un humour raffiné, l'usage alerte du dialecte algérien, le réalisateur dresse le portrait d'un machiste, archétype du jeune méditerranéen, qui n'arrive pas à instaurer une relation normale avec la femme. Suivront deux autres films, Les Aventures d'un héros (1977), L'homme qui regardait les fenêtres (1982), puis le cinéaste séjourne en France où il réalise son quatrième long métrage, Un amour à Paris (1983). En 1988, Merzak Allouache retrouve l'Algérie passablement secouée par les émeutes d'octobre qui mettent à bas le masque du parti unique. Merzak Allouache sillonne le pays, recueillant des témoignages sur la torture, des interviews de militants politiques, dévoilant les revendications féminines "plurielles et contradictoires". Deux films documentaires témoignent de ce travail de fond sur la société civile, L'Algérie en démocratie et Femmes en mouvement. En 1993, Merzak Allouache amorce un retour à la "fiction" avec Bab El-Oued City, film tourné en Algérie en pleine crise politique et monté en France.

L'histoire du Cinema Algérien

Littérature

Beaucoup de noms se distinguent à travers des thèmes qui abordent différents problèmes sociaux, liés au quotidien, et la volonté de dépasser les tabous et de changer une littérature trop liée au caractère historique et religieux. Bon nombre d'écrivains algériens sont confrontés à une problématique qui apporte néanmoins une certaine richesse et une capacité d'ouverture à la littérature algérienne, à savoir écrire en français, qui a longtemps été considéré comme la langue de " l'occupant " et la langue dominante, et la langue arabe qui reste liée au mouvement réformiste à tendance religieuse.
Abdelhamid Benhedouga

Son œuvre de 1959 à 1996, ses poèmes, ses romans et ses nouvelles, qui furent traduits en de nombreuses langues, s'inscrivent dans l'histoire de la littérature algérienne de langue arabe. Entre son premier ouvrage, l'Algérie entre hier et aujourd'hui (1959) et son ultime recueil de nouvelles, Blessure de la mémoire, écrit quelques mois avant sa mort, il retracera le parcours de son pays et de son peuple. En ses propres termes: " La femme, la terre, tradition et modernité, authenticité et ouverture, conflit de générations, rapports entre la ville et la campagne, émigration, guerre de libération, problème de la langue, problème de l'éducation, tels sont les thèmes essentiels, avec les questions qu'ils soulèvent, que je me suis efforcé de traiter dans mes production littéraire ". Un voyage incontournable à travers l'histoire algérienne.

Rachid Boudjedra


Né le 5 septembre 1941 à Ain beida, Rachid connaitra des années difficiles. Il s'exile tout d'abord en Tunisie ou il fera ses études jusqu'à son retour au pays après l'indépendance. Il entreprend alors des études de philosophie et se destine à l'enseignement. Avec l'avènement de Boumédiène il sera interdit de séjour et encore exilé jusqu'en 1974. De l'université au Ministère de la Culture et de l'Information, son combat pour la liberté d'expression est toujours constant. Sa carrière littéraire commence, elle, en 1965 avec un recueil de poèmes " Pour ne plus rêver ". Cependant il est reconnu essentiellement pour ses romans dans lesquels il dépeint l'histoire algérienne et sa propre histoire ; " c'est grâce à cette charge que l'on dépose sur la feuille que l'on arrive à une certaine libération de soi. L'écriture procède aussi du règlement de compte, pour rendre le réel inoffensif et conjurer le mal. ". Ainsi La Répudiation (1969), l'Insolation (1972), Topographie idéale pour une agression caractérisée (1975), L'Escargot entêté (1977), les 1001 années de nostalgie (1979), le Vainqueur de la coupe (1981), Le démantèlement (1982) marqueront le début de sa carrière et retraçeront un parcours difficile avec un style violent, agressif et provocateur bien à lui. Son œuvre reflète ainsi, avant tout, les contradictions qui tiraillent continuellement la société algérienne.

Kateb Yacine


Il est né le 6 août 1929 à Constantine. Poète, romancier et dramaturge, il est, entre autre l'auteur de Nedjma, publié en 1956, l'équivalent de L'Etranger de Camus vu de l'autre camp. De stature internationale, il est le symbole de la dénonciation du racisme, de l'émancipation des femmes, la revendication de la reconnaissance des littératures populaires et des langues parlées, et pour finir la défense de la liberté d'expression et le rétablissement de la vérité historique (Algérie, Angola, Vietnam, Palestine…). Il a le courage de poser les vrais questions avec un pas d'avance sur sa génération et une vision sur le monde.

Mouloud Feraoun

Né en 1913 à Tizi Hibel (Grande Kabylie), il est considéré comme l'un des grands écrivains de la guerre d'Algérie et a décrit la vie en Algérie à l'époque de la vie coloniale. Il se consacra aussi à l'écriture sur la vie des Berbères et est l'un des pionniers du mouvement pour la défense de la culture berbère commencé dans les années 1940. Ses romans les plus connus sont: Le fils du pauvre (1950), La terre et le sang (1953) et les chemins qui montent (1957). Il fut assassiné par un commando de l'OAS en 1962. La plupart de ses romans sont traduits dans différentes langues: russe, arabe, allemand, italien, espagnol, anglais….

Malek Haddad

Né à Constantine en 1927, il fut instituteur et a écrit dans "Alger Républicain" et "Liberté". Sa carrière d'écrivain commença en 1958 jusqu'en 1961. Parmi ses romans connus, l'on peut citer La dernière impression (1958), L'Elève et la leçon (1960) et Je t'offrirai une gazelle (1961). Il fut directeur de la Culture au Ministère de l'Information et de la Culture à Alger de 1968 à 1972. En 1974, il est nommé secrétaire de la Nouvelle Union des écrivains algériens. Il est mort en 1978 à Alger.

Mohammed Dib

Peut être reconnu comme le père du roman algérien contemporain. Il est né à Tlemcen en 1920. Il a exercé plusieurs métiers, dont celui d'instituteur et peintre. Il est expulsé d'Algérie en 1959 et s'installe en France. Son premier roman La grande maison paraît en 1970, suivi de l'Incendie et le Métier à tisser, sa célèbre trilogie. Spécialiste du genre surréaliste, le contexte des années 1950 le poussa vers le réalisme. Il gagna le Grand Prix de la Francophonie en 1994.

Assia Djebbar

Fatma Zohra Imalhayène de son vrai nom, Assia Dejbbar, romancière et cinéaste, est l'auteur de nombreux romans. La Soif, Femmes d'Alger dans leurs appartements, L'Amour, La Fantasia, Loin de Medine, nous ne saurions être exhaustifs. Ayant toujours plaidé en faveur de la condition féminine, de la femme algérienne et de la femme musulmane en général, elle sera consacrée dans son œuvre par le Prix de la Paix décerné par un jury de libraires et d'éditeurs allemands et remis par le président de la République Démocratique Allemande. Ce prix elle le dédira par ailleurs à Kateb Yacine et trois écrivains assassinés durant la période noire algérienne: Tahar Djaout (1954-1993), Youcef Sebti (1943-1993) et Abdelkader Alloula (1929-1994).

Leïla Sebbar

Binationale née en Algérie, Leïla est l'auteur de nombreux romans et nouvelles dont Le Chinois vert d'Afrique (1984), Shérazade: 17 ans, brune et frisée (1984), Les Carnets de Shérezade (1985), Le fou de Shérazade (1991), Le silence des rives (Prix Kabet Yacine 1995), etc. Elle centre son travail de recherche sur les représentations du "bon nègre" dans la littérature coloniale du XVIIIe siècle et sur l'éducation des filles au XIXe siècle (Publications dans Les Temps modernes, 1973, 1976). Elle est également l'auteur de fictions parmi toutes les premières consacrées à l'immigration et à la banlieue.

Zhor Ounissi

La plus connue des écrivains femmes algériennes arabophones, ancien ministre de l'éducation nationale, elle a pour thèmes principaux la famille algérienne et son évolution contradictoire. En effet, elle écrit sur la famille qui est divisée entre la tradition et la modernité et ne néglige pas pour autant la cause féminine. Parmi ses écrits, l'on peut lire L'autre rive, Le trottoir endormi et Les vieilles de la lune qui abordent, entre autres, des sujets liés à l'évolution de la société.

Zoulika Essaoudi

Elle a écrit beaucoup de nouvelles après l'Indépendance sur le sujet de la Révolution, de la colonisation et ce qu'elle a engendré. Son style a ensuite changé pour aborder des sujets plus sociaux, tels que la femme, son épanouissement et le code de la famille, ainsi que des thèmes plus généraux tels que les problèmes liés à l'évolution de la société. Elle a, entre autre, publié les nouvelles suivantes: Aârdjouna, Derrière la colline, Qui est le héros. Deux recueils de nouvelles ont pu être rassemblés mais n'ont jamais vu le jour à cause de sa mort tragique.

Liens bibliographiques:

http://www.initiales.org/chap004
/rubr001/doss03.html

http://vieilalger.free.fr/poralger/biblio3.htm
http://www.caas.umontreal.ca/htm/pays/algerie.htm
http://www.lematin-dz.com/ledossierdujeudi_29082002/
ledossierdujeudi_29082002.htm

http://www.algeriades.com/2000/litterature.htm


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© World INvestment NEws, 2002.
This is the electronic edition of the special country report on algeria published in Far Eastern Economic REVIEW.
November 28th, 2002 Issue. Developed by AgenciaE.Tv