BLE PORT AUTONOME DE COTONOU |
LE PORT EN BREF
Le bassin du PortSitué par 6°11'22'' Nord et 2°26'30'' Est, le Port de Cotonou est implanté sur une côte basse sablonneuse en bordure sud de la ville de COTONOU, Capitale Economique de la République du BENIN.
Port en eau profonde à accumulation de sable, le Port de Cotonou offre le grand avantage de fournir aux navires un plan d'eau abritée, pouvant leur permettre d'effectuer des opérations commerciales et de ravitaillement dans d'excellentes conditions. Cette disposition contribue à l'efficacité du Port et à la rapidité des escales des navires.
Le Port de Cotonou constitue un espace économique où interviennent plusieurs structures chargées d'assurer les opérations nécessaires au passage des navires, des personnes et des marchandises.
Le Port de Cotonou est un Port à vocation régionale. il es révèle être le débouché à la mer le plus proche, le couloir d'accès le plus rapide, le moins accidenté pour desservir l'est des pays sans littoral tels que le Mali et le Burkina Faso, et le premier port de transit de la République du Niger. Il est sensiblement à égale distance des ports de Lagos (NIGERIA), 115 km et de Lomé (TOGO) 135 km.
Un Port à vocation régionale, qui se révèle être le débouché à la mer le plus proche, le couloir d'accès le plus rapide, le moins accidenté pour desservir l'est des pays de l'hinterland. Il est sensiblement à égale distance des ports de Lagos (NIGERIA), 115 km et de Lomé (TOGO) 135 km.
Implanté sur une côte basse sablonneuse (6°11'22'' Nord et 2°26'30'' Est) en bordure sud de la ville de COTONOU, Capitale Economique de la République du BENIN, le port de Cotonou constitue un espace économique où interviennent plusieurs structures chargées d'assurer les opérations nécessaires au passage des navires, des personnes et des marchandises
Il offre donc ce grand avantage de fournir aux navires un plan d'eau abrité, pouvant permettre à tous d'effectuer des opérations commerciales et de ravitaillement dans d'excellentes conditions.
Avant le Port de Cotonou et jusqu’à la fin du XIXe siècle, les échanges commerciaux maritimes se faisaient en deux points du Littoral : Grand-Popo et Ouidah.
En ces points, le débarquement et l’embarquement des marchandises et des passagers s’effectuaient par transbordement sur des pirogues qui assuraient la liaison entre les navires mouillant en rades foraines et le rivage. On enregistrait alors beaucoup de pertes (y compris en vies humaines) et d’avaries.
Puis en 1891, le wharf fut construit à Cotonou. C’était une passerelle métallique avancée dans la mer jusqu’au-delà de la zone perturbée par la barre ; ainsi les opérations pouvaient se faire dans une eau relativement calme.
En raison de la sécurité et de la rapidité qu’elle offrait pour le transbordement, cette porte d’accès maritime supplanta rapidement Ouidah et Grand-Popo. Une flottille de 8 chaloups et 26 barcasses faisaient la navette entre les navires encrés en rade et l’aplomb des grues, à l’extrémités du wharf.
Cet ouvrage, d’une longueur de 400 mètres, a subi des améliorations en 1910, puis en 1926, 1928 et a permis d’assurer un trafic en progression. En 10 ans, on a assisté à un doublement du trafic, qui devait atteindre 304 000 en 1960. L’idée d’une solution moderne à ce problème s’imposa alors.
Premier port de Cotonou La construction de la première partie du Port a fait l’objet de nombreuses études réalisées par le Bureau Central d’Etudes des Equipements d’Outre-mer (BCEOM) et la Société Grenobloise des Etudes d’Aménagement Hydraulique (SOGREAH) et diverses missions de 1952 à 1959. L’examen approfondi des différentes solutions (Port à accumulation de sable, Port à transit artificiel de sable et Port-îlot) a abouti pour des raisons économiques et politiques aux choix du Port à accumulation de sable, en eau profonde à Cotonou.
Ce type de Port a la prophétie de créer un plan d’eau calme et d’arrêter, grâce à, l’ouvrage de protection Ouest, le sable du transit littoral ; il permet d’utiliser la zone de remblai gagnée sur la mer pour des extensions du Port vers l’Ouest. A l’Est, par contre, il faut prévoir des ouvrages pour lutter contre l’érosion.
Les travaux relatifs à cette première partie confiés à deux groupes d’Entreprises, ont été réalisés de Novembre 1959 à Juin 1965. La cérémonie officielle d’inauguration a eu lieu le 1er Août 1965.
Le besoin d’une extension s’étant avérée une nécessité dès 1972, eu égard au trafic sans cesse croissant du Port de Cotonou, l’étude de l’agrandissement a été confié au BCEOM.
Les ouvrages issus de cette étude sont implantés sur les terrains précédemment gagnés à l’Ouest du Port.
Les travaux d’extension commencés en Mars 1979 on pris fin en 1983.
Après la première extension du Port, extension qui a doublé les capacités de traitement du trafic, le Port Autonome de Cotonou avec l’appui des Autorités Nationales, s’est attelé à l’amélioration de la productivité et du service rendu.
MISSION DU PORT |
LE PORT AUTONOME DE COTONOU
Un rôle majeur pour le Bénin
On ne soulignera jamais assez le rôle majeur que l’outil portuaire joue au niveau de l’économie de notre pays. Communément appelé poumon de l’économie nationale, le Port du Bénin, assure à 90 % les échanges avec le reste du monde, autant qu’il contribue à la croissance économique nationale en assurant la fonction de distribution et de stockage commerciale, la collecte d’une grande partie de recettes douanières et en résorbant le chômage.
LE ROLE DU PORT AUTONOME DE COTONOU
S’il est une approche de responsabilité dans la mission du Port de Cotonou dans l’économie du Bénin, c’est bien celle du Port Autonome de Cotonou, autorité portuaire chargée de la coordination des activités sur toute l’étendue du Port aujourd’hui, une vaste aire économique où interviennent diverses entreprises privées, publiques et Administrations.
Elle se traduit par le maintien des installations portuaires dans de bonnes conditions d’accueil du navire et des marchandises, la sauvegarde de la sécurité ainsi que l’extension des installations en adéquation avec le développement du trafic. Conscient de cette responsabilité, le Port Autonome de Cotonou s’est assigné comme objectifs entre autres, la consolidation des acquis et la réalisation des réformes susceptibles de garantir au Port de Cotonou un avenir certain dans concert des Ports de la sous-région.
Pour y parvenir, le Port de Cotonou a soutenu, encouragé ou mené seul, avec l’appui des partenaires au développement ou le soutien des Autorités Gouvernementales, des actions de grande envergure en vue de donner au Port de Cotonou les capacités d’un Port moderne.
Ainsi, les infrastructures, les équipements et les conditions touchant à l’amélioration de la qualité des prestations que l’ensemble des intervenants portuaires offrent à la clientèle ont toujours bénéficié d’une attention particulière.
Au nombre de ces actions figurent :
* Le projet sectoriel des transports dont le volet portuaire contribue à la poursuite de la réhabilitation des infrastructures portuaires.
* La libéralisation du secteur de la manutention des conteneurs dont la mise en œuvre a permis l’installation de deux nouveaux opérateurs dans le secteur
* L’amélioration de la fluidité dans les conditions de desserte par la mise en place des escortes conjointes douane gendarmerie et un système de laisser-passer
* La facturation globale dont la mise en œuvre a donné un coup d’accélération à la procédure d’enlèvement des véhicules d’occasion au Port de Cotonou
* Les efforts consentis pour l’amélioration de la sécurité sur l’ensemble de la plate-forme portuaire.
Au regard du nombre des opérateurs, de la nature des activités portuaires et de leur complexité ainsi que du rôle que le Port Autonome de Cotonou joue, la coordination des Activités ne saurait lui échapper. Au sein du Comité de Coordinations des Activités Portuaires où sont représentés les principaux intervenants portuaires, il peut, en tant que Président de cette instance régulation, faire prévaloir l’intérêt général sur les avantages que les uns et les autres sont amenés à défendre sur la plate-forme portuaire, harmoniser les points de vue, afin que le Port de Cotonou reste et demeure un centre d’intérêt commun où règne la solidarité et la collaboration entre les différents acteurs de secteur.
A ce titre, le professionnalisme requis dans les secteurs portuaires est réservé à la délivrance des agréments relatifs à l’exercice d’activités portuaires. Par ailleurs, le Port Autonome de Cotonou est favorable à l’investissement privé dans l’exploitation du Port de Cotonou, dans la mesure où il est destiné à l’implantation de nouveaux équipements pour renforcer les fonctions commerciales ou industrielle du Port. Comme l’on peut le constater, le Port Autonome de Cotonou est à l’avant-garde de toutes les activités portuaires. La finalité de ces activités est la recherche de la compétitivité du Port, la croissance de son trafic ainsi que le développement de ses activités. Mais, il n’est pas le seul à y contribuer.
La finalité recherchée ne serait jamais atteinte si les principaux intervenants ne jouent aisément leur partition. La plupart des intervenants sont prestataires de services dont les activités sont indispensables au bon fonctionnement du Port de Cotonou. En effet, l’activité portuaire est une chaîne dont la défaillance de l’un des maillons serait l’économie nationale. D’où la nécessité pour les uns et les autres d’accomplir avec professionnalisme leurs activités. Plusieurs entreprises mènent des activités en matière de manutention, de consignation, de transit, de relevage, de transport et d’avitaillement et par conséquent, impliquées dans les opérations portuaires.
Ce professionnalisme suppose un personnel au point et passe par des équipements modernes en adéquation avec les besoins de la clientèle, la souplesse dans les tarifs des prestations et la nécessité d’éviter des comportements nuisibles à l’image du Port de Cotonou.
Ce souci est largement partagé par les différents opérateurs qui n’hésitent pas à mettre les moyens qu’il faut, surtout que la concurrence est présente à ces différents niveaux.
Ces entreprises utilisent leurs relations commerciales pour encourager le développement des affaires au Bénin en consolidant leurs assises ou en ouvrant d’autres horizons propices à l’émergence d’autres secteurs d’activités.
Les résultats obtenus ces dernières années ont été encourageants. Le trafic a régulièrement augmenté en moyenne de 6,25 %, les performances se sont nettement améliorées et le Port de Cotonou élargit ses activités.
La conséquence heureuse du développement de nombreuses activités liées ou connexes aux activités portuaires est la création d’emploi, la possibilité de réaliser un plein emploi ou tout au moins de tendre vers cet objectif. A n’en point douter, le Port de Cotonou a contribué énormément à résorber le chômage. Il suffit seulement de se rendre compte de l’importance de l’effectif du personnel des entreprises portuaires d’une part et de prendre en compte les nombreux temporaires ou permanents liés au trafic des véhicules d’occasion. Le Port de Cotonou est également pourvoyeur des recettes de l’Etat. Les droits de douane perçus sur les marchandises importées représentent en moyenne 60 % du coût de transport. Ces frais qui sont réglés en devises étrangères par les pays de l’hinterland ou pour lesquels le Port de Cotonou constitue un port de transbordement, viennent accroître les disponibilités nationales.
L’indépendance économique de notre pays est renforcée, car le Bénin ne souffre pas des implications économiques subies par les pays enclavés, forcés d’utiliser les installations portuaires d’un pays ayant une façade maritime.
Les perspectives sont bonnes pour le Port de Cotonou au regard de la proximité du grand Nigeria, de l’instauration du TEC, des mesures prises en faveur de la sécurité de l’investissement privé au niveau de la sous-région. Les grands travaux de réfection des axes routiers, la réalisation de la zone franche pour les véhicules d’occasion et la généralisation de l’informatique portuaire à l’ensemble des intervenants, sont autant d’éléments qui contribueront à l’amélioration de la compétitivité du Port de Cotonou et qui militent en faveur de la consolidation de ses acquis en tant que pôle de développement national. Ce sont ces différents atouts qui confortent ses capacités à accueillir le trafic des pays de l’hinterland et par conséquent, contribuent à mieux asseoir sa vocation régionale.
Par ailleurs, les atouts du Port de Cotonou que sont sa positon géographique, la stabilité politique, le professionnalisme des différents opérateurs et la capacité à opérer les réformes nécessitées par le transport maritime, seront sans doute déterminants dans la concurrence inter portuaire.
LIGNES REGULIERES |

Plusieurs navires venant de différents Ports du monde entier fréquentent plus d'une fois le Port de Cotonou.
Par ailleurs, bon nombres de navires font la ligne Europe-COA (Cotonou) et Amérique-COA en particulier.

Lignes régulières interntionales desservant le Port de Cotonou
Plusieurs trafics se font également sur les lignes reliant le Port de Cotnou aux pays de l'hinterland.