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 Conseil des Investisseurs Privés du Bénin







VIDEO: A.Guy JOHNSON, Conseiller Technique au Tourisme; Ministère de la Culture de l’Artisanat et du Tourisme
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Le Bénin:
Au coeur du plus grand marché africain
Le Bénin est un pays situé en Afrique de l’Ouest
dans la zone tropicale entre l’équateur et le tropique
de Cancer. Il est limité au Nord par le Niger, au Nord-Ouest
par le Burkina Faso, à l’Ouest par le Togo et à
l’Est par le Nigeria dont la population avoisine les 132 millions
d’habitants. Les atouts qui permettront au Bénin d’accéder
au statut de pays émergeant sont multiples.
Une
Stabilité Démocratique Exemplaire
Le premier de
ces atouts est la stabilité politique. Depuis 1990, le Bénin
a amorcé une véritable révolution démocratique
innovatrice en Afrique. L’existence de la liberté de
presse, de la liberté d’association, et les institutions
républicaines concourent au libre jeu démocratique
qui assure au Bénin une exceptionnelle stabilité politique
indispensable au développement des activités économiques.
Il jouit donc d’une situation enviable, dans un continent
trop souvent ravagé par les crises politiques.
Économie
: Réformes, Équilibre et Confiance
Au niveau macroéconomique,
les différentes réformes mises en œuvre ont permis
de rétablir les grands équilibres macroéconomiques
et financiers. La croissance économique s’est raffermie
avec un taux réel moyen annuel passant de 2% dans les années
1980 à 4% sur la période 1991-1996 puis à 5%
entre 1996 et 2001 avant de descendre à 3% sur la période
2001-2006. L’inflation a été maîtrisée
et ramenée progressivement dans les limites de 3% fixées
par l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine
(UEMOA).
L’accession
au pouvoir du Docteur Boni YAYI en 2006 a redonné confiance
aux opérateurs économiques. En effet, l’amélioration
des relations commerciales avec le Nigeria grâce à
l’offensive diplomatique du Chef de l’Etat dans la sous-région,
l’apurement de la dette envers les opérateurs économiques
et les cotonculteurs, et l’assainissement des finances publiques
ont permis de relancer l’activité économique.
Ainsi, la croissance économique est à 3,8% en 2006
contre 2,9% en 2005. Le taux d’inflation en 2006 a atteint
le taux de 3,8% contre 5,4% en 2005.
Mieux, le Bénin
dispose d’un climat social apaisé. L'un des points
forts de l'économie béninoise est la stabilité
sociale, assurée par la liberté d'opinion et un jeu
démocratique respecté.
Les
autres atouts du pays sont :
Une position
géographique stratégique. Au cœur de l'espace
francophone (UEMOA) et lié par les accords de libre échange
et de co-prospérité avec le grand marché nigérian,
le Bénin procure aux investisseurs une position commerciale
unique dans l'Ouest africain.
Un potentiel
non encore exploité. Que ce soit dans l'agroalimentaire,
la transformation du coton, des mines, le développement touristique
et des télécommunications, des possibilités
d'investissement existent au Bénin.
Une monnaie
stable et librement convertible. Le Bénin partage avec le
Togo, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Burkina Faso, le
Mali, le Sénégal, et la Guinée-Bissau, le Franc
CFA, monnaie ayant une parité fixe avec l’Euro (655,957
Francs CFA pour un Euro). La libre convertibilité et la fixité
du Franc CFA par rapport à l’Euro présentent
des avantages indéniables pour les investisseurs dont les
plus importants sont :
- L’absence
de risque de change lors des transactions avec les pays de la
zone Euro ;
- La facilité
d’accès aux marchés de tous les pays de l’Union
Européenne ;
- La réduction
des coûts de transaction ;
- La facilitation
d'études comparatives des prix sur les divers marchés
européens ;
- Un système
bancaire et financier en évolution. Le Bénin bénéficie,
depuis la restructuration du système bancaire et financier,
d’un environnement favorable à l’installation
et au développement des activités des banques et
des établissements de crédits.
Le système
bancaire comprend onze (11) banques commerciales qui proposent leurs
services aux opérateurs économiques nationaux et étrangers,
deux établissements financiers et des institutions internationales
de garantie et de financement des investissements.
Le marché
financier est renforcé par l’existence de la Bourse
Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) et la Banque
Ouest Africaine de Développement (BOAD).
LA SITUATION
ÉCONOMIQUE DU BENIN EN 2006 et 2007
Assainissement
et Ouverture
Après
quatre années de ralentissement des activités économiques,
l’économie béninoise a connu en 2006 une reprise.
La croissance économique s’est établie à
3,8% en 2006 contre 2,9% en 2005. Cette reprise économique
est caractérisée par la restauration de la confiance
au niveau des opérateurs économiques, la dynamisation
des relations économiques et diplomatiques avec le Nigeria,
l’augmentation de la production de coton et la poursuite des
réformes structurelles, notamment au niveau du Port de Cotonou.
L’assainissement
de finances publiques
Engagé
dès le deuxième trimestre 2006, à travers entre
autres, la limitation des ordres de paiement et le contrôle
de la qualité des dépenses, il a permis au Gouvernement
de dégager des ressources pour apurer les arriérés
de paiements intérieurs. Ce qui a contribué au rétablissement
progressif de la trésorerie des entreprises et donc à
la relance des activités. Par ailleurs, la levée tacite
des restrictions commerciales imposées par le Nigeria sur
les produits de réexportation et l’accélération
des réformes portuaires d’une part, et l’implication
active du Gouvernement dans la campagne cotonnière 2006/2007
d’autre part, ont dynamisé les activités au
niveau des secteurs primaire et tertiaire.
L’inflation
a été contenue en 2006, passant de 5,8% en 2005 à
3,8% en 2006, et ceci malgré la flambée des cours
du pétrole. En effet, les prix des produits vivriers ont
connu en 2006 une baisse grâce à la bonne campagne
agricole 2006/2007.
Graphique :
Evolution du taux de croissance du Bénin de 2001 à
2007 (en %)

Le Pays le plus dynamique de l’Espace UEMOA
La reprise des
activités économiques impulsée par le Gouvernement
du Docteur Boni YAYI devrait se poursuivre. La croissance est estimée
à 5,3% pour 2007, plaçant ainsi le Bénin comme
le pays le plus dynamique de l’espace UEMOA. La croissance
en 2007 se fonde pour l'essentiel sur un secteur tertiaire devenu
dynamique, une amélioration de la production du secteur primaire
et les effets attendus de la hausse de la production cotonnière
sur le secteur secondaire.
Le secteur primaire
connaîtrait en 2007 une augmentation d’environ 5% de
sa production grâce à une bonne pluviométrie,
un meilleur encadrement des producteurs et à la mise en place
à bonne date des intrants agricoles de qualité. L’activité
dans le secteur secondaire serait affectée par l’augmentation
de la production du coton de la campagne cotonnière 2006/2007.
Du fait de l’apurement
des arriérés de paiements de l’Etat vis-à-vis
des entreprises en 2007 et la poursuite de la modernisation des
services portuaires, le secteur tertiaire devrait connaître
une amélioration d’environ 6% de sa production. Quant
à la production des services non marchands (prestations de
l’Administration publique), elle progresserait dans le même
ordre en liaison avec l’amélioration des recettes budgétaires
et la construction d’infrastructures socio-économiques.
D'un autre côté,
les dépenses d’investissements publics passeraient
de 113,4 milliards de FCFA en 2006 à 286,1 milliards de FCFA
en 2007, soit de 4,6% à 10,9% du PIB. Le ratio investissements
publics financés sur ressources internes rapportés
aux recettes fiscales, passerait de 12,8% en 2006 à 35,6%
en 2007, respectant ainsi le critère de convergence qui voudrait
qu’il soit supérieur à 20%. Quant à l'épargne
nationale, elle connaîtrait une amélioration pour s’établir
à 21,6% en 2007 contre 15,9% en 2006.
En outre, la
relance de l’économie en 2007 s’inscrit dans
un contexte de maîtrise de l’inflation autour des 3%
fixé au niveau de l’UEMOA et ce malgré la hausse
des cours du pétrole et le délestage électrique.
Quant aux finances
publiques, pour l’année 2007, les recettes totales
atteindraient 18,8% du PIB contre 17,0% en 2006. Cette amélioration
serait essentiellement imputable à la reprise des activités
économiques, à la poursuite du renforcement de la
gouvernance interne au niveau des régies financières
et à l’assainissement du secteur des télécommunications.
Les dépenses totales représenteraient 29,7% du PIB
en 2007 contre 19,4% en 2006 et ceci en relation avec l’accroissement
des dépenses liées à la mise en œuvre
de la Stratégie de Croissance pour la réduction de
la pauvreté.
Graphique :
Evolution des recettes de 2004 à 2007 (en milliards de FCFA)

Le déficit courant de la balance des paiements représenterait
3,2% du PIB en 2007 contre 4,6% en 2006. En effet, les exportations
connaîtraient en 2007 une croissance plus rapide que celle
des importations en 2007. Ainsi, les exportations augmenteraient
de 22,4% en 2007, en liaison avec l’augmentation de la production
de coton et des produits de réexportation, tandis que les
importations connaîtraient une hausse de 6,1%. Cette dynamique
des exportations reflète également les efforts fait
par les Gouvernement pour repositionner le Port de Cotonou dans
la sous région en tant que hub de commerce et de négoce.
La situation
monétaire se caractériserait en 2007 par une faible
augmentation de la masse monétaire de 1,7% en 2007, manquant
ainsi la volonté de la banque centrale, la BCEAO, de contenir
l’inflation dans les limites de 3%. Cette évolution
résulterait d'une amélioration des avoirs extérieurs
nets et des crédits à l’économie d’environ
5%. En outre, la position nette du Gouvernement se consoliderait
passant de -161 milliards de FCFA en 2006 à -192 milliards
de FCFA en 2007.
MESURES
INCITATIVES POUR LES INVESTISSEURS
Le premier atout
du Bénin en matière d’attractivité des
investisseurs est sa stabilité politique et économique.
Le Bénin bénéficie, en effet, d’une image
positive comme étant l’une des meilleures références
en démocratie en Afrique. C’est pourquoi, le Gouvernement
s’attelle à consolider les acquis démocratiques
et à assurer la stabilité macroéconomique en
de rassurer les investisseurs.
Par ailleurs,
le Gouvernement est entrain de prendre des mesures pour améliorer
le climat des affaires au Bénin. L’enquête «
Doing Business » de la Banque Mondiale permet de positionner
l’environnement des affaires au Bénin par rapport aux
autres pays dans le monde. Le Bénin apparaît ainsi
comme un des pays présentant un environnement des affaires
parmi les moins attractifs au monde : sur 175 pays de l’échantillon
en 2006, il ressort en 135ème position.
De nombreuses
contraintes ressortent dans l’environnement des affaires béninois.
Les handicaps les plus important sont liés à la pression
fiscale, aux lourdeurs administratives, au commerce international,
aux procédures de création d’entreprise ou de
licenciement.
Simplifier
et améliorer l’environnement des affaires
Une des premières
mesures du Gouvernement du Docteur Boni YAYI a été
la simplification de la réglementation en matière
de création d’entreprises. En outre, le Gouvernement
s’est engagé à lutter contre la corruption.
A cet effet, le Président a mis en place l’Inspection
Générale de l’Etat et a placé sous sa
directe l’Inspection Générale du Trésor.
Ce sont des mesures visant à donner des signes aux investisseurs
de l’engagement du Président à faire réduire
le niveau de la corruption au Bénin.
Le climat général de sécurité est bien
apprécié par les investisseurs qui le considèrent
propice au développement de leurs affaires.
Par ailleurs,
le système bancaire béninois est très performant
et très sécurisé. Le dynamisme et la vitalité
de la place financière de Cotonou font du Bénin, la
deuxième capitalisation boursière de la Bourse régionale
de Valeurs Mobilières de l’Afrique de l’Ouest.
Il faudrait
améliorer les performances du système bancaire et
financier par une promotion accrue de l’utilisation des moyens
scripturaux et une modernisation de plus en plus renforcée
des activités du secteur.
Promouvoir les
atouts du Bénin : position géographique, main d’œuvre
et richesses encore inexploitées
La mesure suivante
est de faire valoir les atouts compétitifs du Bénin.
En dehors de la stabilité politique et économique
évoquée plus haut, le Bénin a un premier atout
lié à sa position géographique. Ouvert sur
le Golf de Guinée, le Bénin procure aux investisseurs
une position unique dans l’espace ouest africain grâce
à son appartenance à l’UEMOA et la CEDEAO (marché
de plus de 200 millions de consommateurs).
L’autre
atout compétitif est la qualité de la main d’œuvre.
Sur ce plan, le Bénin qui dispose de cadres compétents
offre aux investisseurs une main d’œuvre très
qualifiée.
Enfin, le dernier
atout qui ne peut échapper à aucun investisseur averti
est que le Bénin reste un pays neuf doté d’un
large potentiel encore inexploité. Il s’agit de entre
autres de l’agroalimentaire, la transformation du coton et
autres denrées agricoles, les télécommunications
et les nouvelles technologies, le tourisme, les mines et les BTP.
Les places de choix restent encore à prendre dans tous ces
secteurs en liaison avec les réformes économiques
et structurelles engagées depuis l’avènement
du Gouvernement de Changement.
CADRE
REGLEMENTAIRE
Une
fiscalité plus adaptée
Une autre grande
mesure est de rendre incitatif le cadre réglementaire et
institutionnel. Il s’agira de réduire les procédures
administratives par la reconstruction d’une Administration
au service du développement, exemplaire en terme de gouvernance
et au service de la promotion du secteur privé. Il faudrait
également affermir les dispositions en cours et visant la
lutte contre la corruption.
Un autre
élément d’attraction des investisseurs réside
dans la mise en oeuvre des réformes fiscales, foncières
et économiques à travers :
• la
mise en place d’une fiscalité de développement
pour améliorer la qualité des dépenses publiques
et pour optimiser les recettes intérieures. Cette fiscalité
permettra d’accorder à des projets spécifiques
d’investisseurs privés, des avantages pour faciliter
leur réalisation dans des conditions particulièrement
attrayantes.
• la
sécurisation le domaine foncier par la mise en place de
dispositions sécuritaires réglementant les ventes
de terrains et la gestion du foncier.
Au nombre
des autres instruments que le Bénin met à la disposition
des investisseurs privés figurent :
• le
Conseil Présidentiel de l’Investissement qui se réunit
périodiquement sous la direction du Chef de l’Etat
et qui est chargé de promouvoir le dialogue direct entre
l'Etat et le Secteur privé afin d'identifier les problèmes
importants qui constituent des obstacles à l'investissement
et qui requièrent l'intervention du Gouvernement.
• le
Code des Investissements qui contient des régimes privilégiés
et un régime spécial auxquels les avantages consentis
par l’Etat béninois à l’investisseur,
sont rattachés. Sont éligibles aux régimes
privilégiés, les activités relevant de l’agriculture,
de l’élevage, de la pêche et de la transformation
industrielle.
• la
Zone Franche Industrielle qui offre des avantages douaniers et
fiscaux et permet aux entreprises agrées la possibilité
d’utiliser leur propre réseau de télécommunication,
de produire de l’énergie pour leur consommation exclusive
et d’avoir des comptes en devises.
Lutte
anti-corruption
En matière
de lutte contre la corruption, de nombreuses stratégies ont
été mises en place pour lutter contre le phénomène
qu’est la corruption. Le Plan Stratégique de Lutte
contre la Corruption est l’une des plus importantes stratégies
adoptées ces dernières années dans la lutte
contre la corruption. Ces principaux objectifs sont :
• mettre
l’Administration au service du développement ;
• rendre le gouvernement transparent et responsable ;
• assurer la transparence dans la vie politique, notamment
la conquête du pouvoir par voie légale ;
• consolider l’intégration sociale et réaliser
une société plus juste.
La stratégie
est bâtie autour de neuf points fondamentaux, à savoir
:
1) démontrer
la volonté politique du gouvernement ;
2) promouvoir des réformes administratives et institutionnelles
;
3) établir un cadre légal et efficace de lutte contre
la corruption ;
4) poursuivre l’assainissement des finances publiques et
accroître le rendement des ressources publiques ;
5) consolider et renforcer la primauté du droit ;
6) assainir le secteur du transport ;
7) renforcer l’action de la société civile
;
8) renforcer les attitudes et l’éthique des fonctionnaires
et améliorer leurs rémunérations ;
9) adopter une approche réaliste dans la mise en œuvre
des politiques anti-corruption.
Les
principales actions réalisées par le Gouvernement
du changement dans la lutte contre la corruption sont :
• le
renforcement des organes de contrôle internes et externes
;
• la promotion des réformes administratives et institutionnelles
par la création d’un ministère approprié
;
• le renforcement de la capacité d’action de
la société civile et du secteur privé ;
• la création d’un environnement hostile à
la corruption ;
• le renforcement de la prévention, de la détection
et de la sanction ;
• la restauration de l’éthique et de la morale
dans la gestion des affaires publiques par des sanctions infligées
aux cadres et agents indélicats impliqués dans diverses
affaires.
LES
OPPORTUNITES D’AFFAIRES
Le Bénin
offre de larges opportunités d’investissement dans
les domaines de l’agro-industrie, de fabriques d’emballages,
de l’industrie touristique, des Nouvelles Technologies de
l’Information et de la Communication, de l’immobilier,
de transport et de l’environnement, des mines et des hydrocarbures.
Il offre également des opportunités de prise de participation
ou d’acquisition des entreprises publiques. Le Bénin
dispose également de grappes embryonnaires de projets qui
sont jugés attrayants par les investisseurs.
L’agro-industrie
L’agro-industrie
offre beaucoup d’opportunités à travers le développement
des filières coton, manioc, anacarde, ananas, riz, agrumes,
produits maraîchères et crevettes.
Le coton béninois
est très recherché pour sa qualité exceptionnelle.
Cependant, la transformation locale ne couvre que 3 % de la production.
L’égrenage du coton réalisé sur place
ouvre la porte à deux secteurs industriels largement sous-exploités
à savoir : la filière textile et la filière
oléagineuse de la graine du coton.
Fabrique
d’emballages
Le Bénin
dispose d’un nombre important de petites unités de
transformation offrant sur le marché divers produits, notamment
dans la branche de l’agro-industrie. L’installation
d’usines de fabrication d’emballages de toute nature
(verrerie, plasturgie, cartonnerie) constitue une opportunité
d’investissement susceptible de répondre à ces
besoins d’emballage de ces unités.
Secteur
touristique
Le Bénin
connaît une activité touristique en croissance, et
les potentialités d’investissement dans ce secteur
concernent :
• La
construction d’infrastructures hôtelières,
touristiques et de loisirs sur la Route des Pêches dont
l’aménagement est en cours ;
• L’hôtellerie
de luxe dans la région de Cotonou, la capitale économique
du Bénin
• Les
aménagements touristiques dans le Nord du Bénin.
Les grands parcs naturels et les superbes espaces sauvages du
nord du pays sont sous-exploités en raison du manque d’infrastructures
d’accueil adaptées telles que les hôtels, les
lodges, les campements, etc.
La zone des
pêches s’étend sur environ 48 km de côte
et présente, entre autres, une grande variété
de paysages (la mangrove, les plans d’eau, une plaine côtière
sableuse). La viabilisation de la zone ainsi que son équipement
permettront à terme aux opérateurs économiques
d’investir dans l’installation des infrastructures hôtelières,
de tourisme et de loisirs.
Outre
ce projet, le secteur privé peut contribuer à la valorisation
touristique de la ville historique de Ouidah, et du plan d’eau
et des berges de la lagune de Cotonou à travers :
• L’aménagement
du plan d’eau lagunaire de Cotonou pour le développement
des sports nautiques, des promenades en pirogue et en barque sur
l’eau, de la pêche, de loisirs et de transport fluvial
;
• La
construction de bars restaurants flottants avec un pont piétonnier
d’accès ;
• L’aménagement
de jardins aquatiques ;
• La
construction d’un embarcadère – débarcadère
sur les deux rives.
Nouvelles
Technologies de l'Information et de la Communication
En cette ère
de développement des échanges électroniques,
les télécommunications doivent répondre aux
exigences très élevées de volume, de rapidité
et de fiabilité. A cet égard, le récent atterrissement
à Cotonou des câbles sous-marins ultra modernes du
grand réseau de télécommunication dénommé
SAT-3/WASC/SAFE vient à point nommé.
En effet, ce
réseau d'une longueur totale de 28 800 km qui relie d'une
part le Portugal à l'Afrique du Sud et d'autre part l'Afrique
du Sud à la Malaisie avec des points d'atterrissement dans
plusieurs pays dont le Bénin, favorisera le développement
des services de base tels que la téléphonie et la
télécopie. Il permettra également la promotion
de services à larges bandes et à valeurs ajoutées
tels que les données à hauts débits, la sécurisation
de l'acheminement du trafic international par la diversification
des supports de transmission, l'écoulement du trafic vers
des pays limitrophes comme le Togo, le Burkina Faso et le Niger.
Les
potentialités, à ce niveau, susceptibles d’accueillir
les investissements directs étrangers sont :
• L’assemblage
de matériel informatique ;
• Le
développement, la maintenance et l’hébergement
des sites Web ;
• Le
commerce électronique, etc.
L’immobilier
Construction
de logements économiques. Il s’agit d’offrir
aux populations des logements décents à des coûts
compétitifs. Pour ce faire, l’Etat a un vaste programme
de construction de logements économiques qui s’étend
à toutes les villes du Bénin et prévoit chaque
année entre 5.000 et 6.000, le nombre de logements à
construire en milieux urbains.
Par ailleurs,
des dispositions sont prises pour structurer la filière afin
de protéger les acquéreurs et intéresser les
investisseurs étrangers à ce secteur d’activités.
La création
de la Banque de l’Habitat du Bénin (BHB) permettra
aux acquéreurs potentiels de logements de contracter des
emprunts sur des périodes supérieures à dix
(10) ans à des taux bonifiés.
Le projet de
rénovation du centre commercial de Ganhi a pour objectif
ultime de freiner le processus de vieillissement et de dégradation
de ce centre. Ce projet permettra de donner au dit centre une forme
urbaine digne d’un centre d’affaires réputé
pour le trafic important qu’il draine.
Il offre aux
investisseurs des possibilités de réaliser un programme
immobilier privé par la construction de complexe hôtelier
et touristique d’envergure, administratif, d’immeubles
commerciaux et bureaux d’habitats collectifs et de galerie
marchande.
Ce projet, en
outre du Programme immobilier privé, comprend également
un Programme immobilier public et un Programme Public d’Equipement.
D’un coût global estimé à 322,7 milliards
de francs CFA, ce projet permettra à la zone située
à 6 kilomètres de l’aéroport et à
un kilomètre de la zone portuaire de redevenir un espace
attractif d’affaires.
Transport
urbain
En vue de promouvoir
un système de transport moins polluant pour la réduction
des gaz à effet de serre (GES) dans les grandes métropoles
urbaines, l’Etat entend mettre en concession neuf (09) lignes
d’autobus à Cotonou. Les études technico-économiques
de ce projet en terme de rentabilité sont achevées
et jugées satisfaisantes.
LE CODE
DES INVESTISSEMENTS
Depuis février 1990, le Bénin a opté pour une
économie libérale de marché qui offre un environnement
incitatif et sécurisant aux investisseurs. Parmi les multiples
instruments que le Bénin a mis à la disposition des
investisseurs privés, figure en bonne place le Code des Investissements
qui est régi par la loi n° 90-002 du 09 mai 1990 portant
code des investissements. Il contient des régimes privilégiés
(A, B et C) et un régime spécial auxquels les avantages
consentis par l’Etat béninois à l’investisseur,
sont rattachés. Sont éligibles aux régimes
privilégiés, les activités relevant de l’agriculture,
de l’élevage, de la pêche et de la transformation
industrielle.
• Régime
"A" ou régime de la petite et moyenne entreprise.
Il concerne les investissements compris entre 40 000 et 1 000
000 $ US .
• Régime
"B" ou régime de la grande entreprise. Il prend
en compte les investissements compris entre 1 000 000 et 6 000
000 $ US.
• Régime
"C" ou régime de la stabilisation fiscale. Il
est rattaché aux investissements supérieurs à
6 000 000 $ US.
• Régime
spécial. Régime des investissements compris entre
10 000 et 40. 000 $ US pour les projets éligibles à
l’un des régimes privilégiés et les
investissements d’un montant supérieur ou égal
à 40 000 $ US pour les activités relevant des domaines
de l’artisanat, du tourisme, de l’hôtellerie,
de la santé, de l’éducation, du montage de
films, disques et pressages, de la fabrication mécanique.
Les
avantages communs aux régimes privilégiés sont
:
• A
la phase d’installation, les importations sont exonérées
des droits et taxes perçus à l’entrée,
à l’exception de la taxe de voirie et de la taxe
statistique sur :
• Les
machines, matériels et outillages destinés spécifiquement
à la production ou à l’exploitation dans le
cadre du programme agréé ;
• Les
pièces de rechange spécifiques aux équipements
importés dans la limite d’un montant égal
à 15% de la valeur CAF des équipements.
• A
la phase d’exploitation, l’investisseur bénéficie
:
• De
l’exonération de l’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux ;
• De
l’exemption des droits et taxes de sortie applicables aux
produits préparés, manufacturés et exportés
par l’entreprise ;
• De
la restitution des droits et taxes (draw back) conformément
aux dispositions du code des douanes, sur les matières
premières et les emballages importés entrant dans
la fabrication des produits exportés et sous réserve
du respect de la réglementation douanière.
En complément
des avantages communs à tous les régimes privilégiés
et auxquels le régime "C" donne droit, il permet
de bénéficier de la stabilisation fiscale en ce qui
concerne le taux et le mode de détermination de l’assiette
des impôts autre que l’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux pendant toute la durée de l’agrément.
Par
ailleurs, les entreprises agréées à l’un
quelconque des régimes privilégiés et valorisant
les ressources locales bénéficient de l’exonération
:
• Des
droits d’enregistrement à leur création ;
et
• De
la patente pendant les cinq (05) premières années
d’exploitation.
La durée
des avantages est fonction de la zone d’installation de l’unité
de production. Ainsi elle est de :
• Cinq
(05) ans pour la zone 1 (Cotonou et ses environs dans un rayon
de 25 kilomètres) ;
• Sept
(07) ans pour la zone 2 (circonscriptions urbaines de Porto-novo,
Parakou, Abomey et Bohicon) et
• Neuf
(09) ans pour la zone 3 (le reste du territoire national).
Il faut signaler
que ces durées sont celles de la phase d’exploitation
et que pour la phase d’installation elle est fixée
à trente (30) mois, indépendamment du lieu d’installation
de l’usine.
Au niveau du
régime spécial, il n’y a pas de différenciation
entre la phase d’installation et celle d’exploitation.
En réalité, tous les avantages accordés ici
sont relatifs à l’installation. Il s’agit d’une
réduction de 75% des droits et taxes à l’entrée,
à l’exception de la taxe de voirie et de la taxe statistique
sur :
• Les
machines, matériels et outillages destinés à
la production ou à l’exploitation
• Les
pièces de rechange spécifiques à ces équipements
importés dans la limite d’un montant égal
à 15% de la valeur CAF des équipements.
Ce code est
en cours de révision et connaîtra un élargissement
de son champ aux activités relatives au tourisme, au BTP
…
Nos
remerciements à Mr Celestin Mara – Conseiller en Communication
du Ministère des Finances du Bénin – auteur
de ce texte, pour sa contribution au Prereport sur la République
du Bénin.
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