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Presentation Officielle De La Zone Franche De La Biotechnologie, Des Technologies De L’information Et De La Communication De Côte d'Ivoire
Zbtic
Abidjan, 4 mai 2005
Sous le haut patronage et la présence effective de S.E. M. Laurent Gbagbo, Président de la République de Côte d’Ivoire et sous le parrainage de M. Paul Bohoun Bouabré, Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances, a eu lieu aujourd’hui la présentation officielle du projet « Zone Franche de la Biotechnologie, des Technologies de l’Information et de la Communication (ZBTIC) » au Palais des Congrès de l’Hôtel Ivoire.
La Côte d’Ivoire présente de nombreux atouts pour la mise en œuvre d’un tel projet : son positionnement géographique la situe à l’heure GMT et à 14 heures de vol maximum des grands pôles internationaux de production et de consommation ; ses infrastructures économiques, notamment le secteur des télécommunications, sont parmi les plus développés en Afrique ; son capital humain, relativement jeune est en pleine croissance et figure parmi les mieux formés du continent africain. Par ailleurs, la Côte d’Ivoire bénéficie de la proximité, au large de Grand-Bassam, site d’implantation du projet, d’une tête d’atterrissement du réseau transcontinental de fibre optique « SAT3 » reliant les villes les plus importantes au monde. Tous ces avantages sont “cruciaux pour réduire les coûts logistiques et les délais d’approvisionnement” comme l’a souligné M. Vincent Gadou Kragbé, Commissaire Général chargé de la mise en œuvre de ce projet et Conseiller Spécial chargé des nouvelles technologies auprès du Président de la République.
La Zone Franche de la Biotechnologie, des Technologies de l'Information et de la Communication offre des conditions fiscales très attractives : exemption de tout impôt sur le revenu pendant les 5 premières années d’activité et exemption ad vitam de droits de douanes pour l’importation de matières premières et intrants. A partir de la 6ème année, « en tout et pour tout le poids fiscal passe à 3,5% dont 1% d’impôt libératoire et une redevance de 2,5% sur le chiffre d’affaire brut annuel. Cette redevance est destinée à l’entreprise de gestion de la zone franche, aux collctivités locales et à la communauté villageoise. Mais (...) si le personnel d’une entreprise est composé de 75% d’Ivoiriens, elle bénéficie d’une réduction d’impôt pouvant aller jusqu’à 50% » a souligné M. Kragbé. Bien entendu, la liberté d’embauche est laissée à l’employeur et « des mesures parmi lesquelles figure la redevance de 2,5% ont été adoptées pour que l’environnement dans lequel vit le projet soit sain et sécurisé » a t-il ajouté.
La Zone Franche offre, à la Côte d’Ivoire, une opportunité exceptionnelle de re-dynamiser et diversifier la base de son économie. Elle sera bâtie sur une superficie de 300 à 500 hectares. Elle prévoit accueillir une centaine d’entreprises et créer 22.000 emplois à l’horizon 2015. Les investissements pour la mise en œuvre de la première phase du projet sont estimés à 100 milliards de FCFA, soit environ 200 millions de dollars US. Ce sont autant de retombées positives pour la Côte d’Ivoire auxquelles s’ajoute le transfert de technologie inhérent à la sous-traitance et à la cohabitation d’entreprises mondialement connues. La création de nouvelles entreprises sera favorisée en partie par la mise en place d’un incubateur. Dans le but de répondre au besoin impérieux de renforcement des capacités ivoiriennes tant humaines que techniques en matière de recherche, de développement et d'ingénierie, le Commissaire Général envisage de mettre en place une politique de partenariat opérationnelle et scientifique avec des universités, des centres de formation et de recherche à travers le monde. Les prospections dans ce sens ont, d’ores et déjà, été entamées au Canada, aux Etats-Unis, en France, en Israël et en Afrique du Sud.
Ce projet s’appuie sur des partenaires techniques solides aussi bien nationaux (le Bureau National des Etudes Techniques du Développement (BNETD), le Centre de Promotion des Exportation (APEX-CI), le Centre de promotion des investissements (CEPICI) et la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Abidjan (CCIA)), qu’internationaux parmi lesquels on peut citer la société Software Technology Parcs of India (STPI). Des entreprises tel que ZTE Telecoms en Chine et Infosys en Inde auraient également manifesté un véritable intérêt pour cette zone franche. Ce projet peut sans nul doute contribuer à assurer la place de la Côte d’Ivoire dans l’économie mondiale, comme l’a affirmé à plusieurs reprises le Conseiller Spécial du Président de la République. Le Port Autonome d’Abidjan sera bien entendu l’un des partenaires privilégiés locaux pour ce projet qui a pour finalité, avant tout, l’exportation.
Interrogé sur la situation de crise que vit la Côte d’Ivoire et les principaux freins au projet, Monsieur Kragbé a affirmé : « le problème que la Côte d’Ivoire connaît aujourd’hui, pour nous, est un problème conjoncturel. Je suis personnellement persuadé que, d’ici la fin de cette année 2005, nous trouverons une solution définitive qui permettra à la Côte d’Ivoire de repartir du bon pied (...). C’est d’ailleurs ce à quoi s’atèle au quotidien le Chef de l’Etat. Dans cette perspective, il nous paraît indispensable de préparer dès à présent la reprise. C’est ce qui justifie la mise en œuvre de ce projet maintenant et non demain !» |