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PORT
AUTONOME D’ABIDJAN
RTél: 21
23 80 00
Fax: 21 24 80 80
Télex DGPAA: 42 318
Website: www.paa-ci.org
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Présentation
du Port |
La
Naissance d’un Grand
La création
d’un véritable port en eau profonde était
devenue indispensable, de par la croissance rapide du volume des
échanges et la nécessité de pouvoir manutentionner
des charges unitaires indivisibles de plus en plus lourdes. Il
a donc été entrepris, dès 1892, les études
nécessaires en vue de déterminer le site précis
susceptible d’accueillir les futures infrastructures.
Grand- Lahou,
Grand-Bassam, Sassandra et Bingerville furent tour à tour
pressenties et proposées par plusieurs projets. En 1898,
une mission française conduite par le capitaine HOUDAILLE
et comprenant les Capitaines THOMAS et CROSSON-DUPLESSIS est dépêchée
en Côte d’Ivoire avec pour vue l’étude
de la création à la fois d’un chemin de fer
et d’un port.
Cette mission,
qui tenait compte de l’existence d’un Canyon appelé
« trou sans fond » avec des profondeurs allant jusqu'à
400 m, au large d’Abidjan avec une reconnaissance des lieux
qui établissait que le plus court chemin de Bamako à
l’océan Atlantique passe par Abidjan et non par Dakar
comme on l’imaginait jusque-là, et de divers autres
facteurs techniques, géographiques et économiques,
allait proposer Abidjan à la fois comme port et tête
de ligne du chemin de fer qui sera baptisé « Abidjan-Niger
»
Une fois le
site déterminé, il restait à percer le cordon
littoral pour mettre la mer en communication avec le vaste réseau
lagunaire, afin de permettre aux navires d’accéder
à ces eaux calmes de la lagune Ebrié.
Mais les premières
tentatives entreprises en 1906 et en 1907, dans la partie la plus
étroite du cordon littoral à l’ouest de Port-Bouët,
se soldèrent par un échec. Car à chaque tentative,
la coupure était rebouchée par le sable. Les ouvrages
de protection du débouché en mer et les appointements
annexes étaient engloutis par de vastes effondrements,
vers le « trou sans fond ».
La question
du débouché en mer que l’on croyait résolue,
était à nouveau posée dans toute sa complexité.
Il s’avérait désormais indispensable d’étudier
de manière beaucoup plus approfondie, le phénomène
de déplacement des bancs de sable, après plusieurs
projets et suite au rapport établi par SCHNEIDER - DAYDE.
C’est finalement en 1935 que fut adopté le projet
qui après avoir été modifié par l’ingénieur
des ponts et chaussées, Roger PELNARD - CONSIDERE, soutenu
et encouragé par l’inspecteur général
des Ponts et Chaussés, WATTIER, donnera naissance à
l’actuel canal de Vridi, après avoir fait l’objet
d’essais sur modèle réduit, aux laboratoires
de DELF en Hollande.
Les travaux
du canal de Vridi qui démarrèrent de manière
effective à la fin de l’année 1938, fut confié
à un consortium qui prit le nom de « Entreprise de
construction du Port d’Abidjan » (CPA).
Ces travaux
prendront fin seulement en 1950; Et le 23 juillet 1950, l’on
fit sauter le « bouchon », mettant ainsi la lagune
en communication avec la mer, grâce à ce canal artificiel
qui a une longueur de 2700 m sur 370 m de large avec une profondeur
de 13,50 m.
C’est
le 05 février 1951 que le Port d’Abidjan a été
officiellement inauguré par le Président François
MITTERRAND, alors Ministre de la France d’Outre-Mer.
Mission |
Au cours des
dernières décennies, de profondes mutations ont
marqué le secteur maritime et portuaire international;
notamment la libéralisation des transports maritimes, la
concurrence inter-portuaire, la mondialisation de l'économie,
etc. Dans le but de faire face efficacement à ces mutations,
les principaux acteurs du secteur maritime et portuaire, à
savoir la société Port Autonome d' Abidjan, les
opérateurs maritimes et portuaires, les administrations
publiques et parapubliques dont l'administration des Douanes,
Le Ministère de l'Agriculture, les organismes professionnels
intervenant dans les opérations maritimes et portuaires
ainsi que les représentants des chargeurs des pays enclavés,
ont décidé de créer la Communauté
Portuaire d'Abidjan (CPA) le 27 décembre 1995.
Rôle |
Les membres
de la Communauté Portuaire d'Abidjan, tous opérateurs
au Port d'Abidjan, ont décidé de créer cette
association dans un esprit largement communautaire, et ce afin
d'unir leurs compétences et leurs efforts visant à
produire une synergie leur permettant de faire du Port d'Abidjan
un grand port performant et la principale voie de transit maritime
de la sous-région. Cette synergie entre les différents
opérateurs de la place portuaire d'Abidjan contribue au
rayonnement de l'image du Port d'Abidjan, tant au plan national
qu'international.
Les missions
assignées à la Communauté Portuaire d'Abidjan
sont les suivantes:
-
Créer
une cohésion entre les différents partenaires
afin d'aboutir à une rationalisation et une modernisation
de l'outil portuaire.
-
Mener
des actions commerciales communes visant à accroître
la compétitivité du Port d'Abidjan et améliorer
la fluidité du trafic par la voie ivoirienne.
-
A
travers ces missions, la Communauté Portuaire d'Abidjan
vise à faire du Port un outil performant au service de
l'économie ivoirienne et un instrument privilégié
de la coopération sous-régionale
Membres
Titulaires |
-
Le Port Autonome d’Abidjan
- L’Administration des Douanes
- Les syndicats membres de la Fédération Maritime
de Côte d’Ivoire (FEDERMAR) qui regroupe le SEMPA,
LE SYNDINAVI, le Syndicat des Transitaires de Côte d’Ivoire
- L’Organisation Centrale des Producteurs-exporateurs d’Ananas
et de Bananes (OCAB)
- Le Syndicat National des Transitaires de Côte d’Ivoire
(SYNATRANS-CI)
- Les Entrepôts Maliens de Côte d’Ivoire (EMACI)
- Le Conseil Burkinabé des Chargeurs (CBC)
- L’Office Ivoirien des Chargeurs (OIC)
Membres
Associés |
-
Le Fenadis, le Gepex, , la nouvelle CAISTAB
- La Direction du Commerce Extérieur
- PME-Acconage, PME Consignation, PME Transit
- L’Amicale des Armateurs
- L’Amicale des Armateurs à la pêche
- Les Avitailleurs Maritimes
- La Représentation de la Chambre de Commerce d’Industrie,
et d’Artisanat du Burkina-Faso en Côte d’Ivoire
(CCIAB)
- La SITARAIL
- Les transporteurs terrestres de Marchandises
- Les Experts Maritimes
- L’APBF
- L’ASA-CI
- L’APBEF
Organisation
Administrative et Juridique
C’est
avec le statut de Service Spécial que le Port d’
Abidjan a commencé à fonctionner juridiquement de
1950 à 1960. A partir de cette date, le Port d'Abidjan
va connaître une série de réformes aussi bien
dans son organisation que dans sa gestion. Ces réformes
vont permettre d'asseoir progressivement au sein de cet établissement,
des méthodes de gestion et d'administration à la
fois dynamiques et rigoureuses. Celles-ci vont connaître
au fil des ans, des améliorations motivées par la
recherche constante de plus de compétitivité et
d'efficacité.
Évolution
Administrative
De 1951 à
1992, le statut juridique du Port d’ Abidjan a évolué
pour s’adapter aux exigences du moment; on retiendra surtout
que c’est à partir du 1er janvier 1971, que l’
Autonomie lui a été concédé. Devenu
Société d’ État le 23 décembre
1992, le Port Autonome d’Abidjan placé sous la tutelle
du Ministère des Infrastructures Économiques est
dirigé par un Conseil d’ Administration composé
de neuf (09) membres. Ce Conseil d'Administration met en oeuvre
la politique portuaire définie par le gouvernement, et
prend à cet effet toutes décisions appropriées
dans les domaines de la gestion, de l'exploitation, des travaux
et des outillages. Le Directeur Général est assisté
dans ses fonctions de deux Directeurs Généraux Adjoints
nommés par arrêté ministériel. Le Directeur
Général exerce tous pouvoirs de gestion sous réserve
des attributions du conseil d'administration et dans la limite
de l'objet social. L’ Administration du Port Autonome d’
Abidjan emploie à ce jour environ 1.300 agents. Faisant
fonction de“Chef d’ Orchestre”, l’ Autorité
Portuaire coordonne les activités de tous les opérateurs
et auxiliaires. Tous les différents règlements d’exploitation
sont conçus par le Port Autonome d’ Abidjan qui en
garantit l’application. L’ Autorité Portuaire
représentant l’ État, assure la construction
des équipements, et de leur exploitation et est responsable
de la qualité des services, de l’ordre, de la sécurité
des biens et des personnes.
Organisation
Administrative du PAA depuis 1960
De 1960 à
1973, le Port Autonome d'Abidjan a fonctionné avec un Conseil
du Port, un Directeur et un Directeur Adjoint. A partir de 1974,
le Port d'Abidjan sera pourvu d'un Conseil d'administration, d'une
commission permanente, d'un comité de Direction et d'un
Directeur Général. Le Conseil d'Administration est
constitué de représentants de l' État, de
représentants des usagers, des chambres consulaires, de
représentants de travailleurs et de représentants
des États limitrophes. En 1978, un secrétariat général
sera créé. A partir de 1981, une profonde réforme
des Établissements Publics sera entreprise. Ainsi, concernant
le Port Autonome d'Abidjan, cette réforme a permis la création
de nouveaux services tel que le service de sécurité
et de surveillance rattaché au Directeur Général,
de même qu'un service des matières dangereuses qui
a vu le jour à la Direction de la Capitainerie. Il importe
de souligner que le Port Autonome d'Abidjan pendant 12 ans, du
fait de cette réforme, fonctionnera sans conseil d'administration.
La gestion d'un Port moderne soumise à une vive concurrence
de la part des Ports voisins implique un dynamisme et un minimum
de liberté d'action nécessaire à assurer
son efficacité. C'est pourquoi, le 23 décembre 1992,
le Port Autonome d'Abidjan devient Société d' État
avec la nomination d'un Président Directeur Général
et d'un Directeur Général. En 1994, par souci d'une
grande rigueur dans la gestion des Sociétés d' État,
le poste de Président Directeur Général est
supprimé. En lieu et place ont été nommés
un Président du Conseil d'Administration, un Directeur
Général et deux Directeurs Généraux
Adjoints.
Organisation
administrative actuelle du PAA
Les organes
de gestion actuels du Port sont:
Un Conseil
d'Administration de neuf membres, tous nommés par décret
en Conseil des Ministres. Le Président du Conseil d'Administration
est nommé par un Conseil des Ministres.
Fonctions
du Port |
1.
Grand Port de Commerce
Le Port d'Abidjan
est le Premier Port de Commerce de la Côte Atlantique d’Afrique,
avec un trafic global de 16 309 596 Tonnes en 2002.
Plaque tournante,
carrefour international et grand centre de services, le Port d'Abidjan
bénéficie incontestablement d'atouts exceptionnels:
un réseau routier de 68.000 km praticables en toutes saisons
dont 6 000 km de routes bitumées quadrillant la Côte
d'Ivoire et desservant les frontières du Burkina Faso,
du Mali, de la Guinée, du Libéria et du Ghana une
voie ferrée de 1.200 km depuis les abords des quais jusqu'à
Ouagadougou, la Capitale du Burkina-Faso un réseau de télécommunication
(téléphone, Internet, téléfax) des
plus denses et des plus fiables de l'Afrique de l'Ouest et du
Centre des infrastructures portuaires adaptées, un équipement
moderne, répondant aux exigences de la Technologie en perpétuelle
mutation ainsi que des hommes compétents.
Outil moderne
de développement au service de l'économie ivoirienne,
et instrument de coopération régionale, le Port
d'Abidjan assure le passage de plus de 90% des échanges
extérieurs de la Côte d'Ivoire, et une partie substantielle
du commerce extérieur des pays Sans Littoral du Sahel.
2.
Grand Port a Conteneurs
Dès
l'apparition des conteneurs sur les côtes africaines, au
début des années 1970, le Port d'Abidjan qui se
veut toujours à la pointe de la technologie, a été
le tout premier sur la Côte Atlantique d’Afrique,
à aménager des installations spécifiques
pour l'accueil et le traitement de ce nouveau trafic spécialisé.
Très rapidement, le trafic conteneurs a connu une croissance
régulière pour se situer aujourd’hui à
4.913 019 tonnes en 2002 pour 579 055 TEUs.
Le Terminal
à conteneurs de Vridi offre à ses utilisateurs:
•
25 ha de terre-pleins entièrement pavés
• 3 portiques lourds
• Une grue mobile de quai
• 5 postes à quai d’une longueur de 960 m linéaires
• 2 immeubles d’exploitation
• 1 parc à conteneurs extérieur de 7 ha
• Une maintenance des portiques assistée par ordinateur
DEMPA (Dimensionnement et Etude de la Maintenance Première
Approche)
3.
Port de Peche
Abidjan est
un grand port de pêche avec 1.180 m de quai, un halle de
tri et de criée de 7.800 m2, et 21.000 m2 de terre-pleins
pour la réparation des filets de pêche et d'un hangar
de vente en dehors de la zone sous-douane. Le Port de pêche
dispose également d'un équipement complet bord à
quai (eau, électricité, gasoil, etc.) ainsi que
des entrepôts frigorifiques, des unités de transformation
et de conserves installées dans l'enceinte même du
port. Le port d'Abidjan enregistre chaque année autour
de 400.000 tonnes de produits de mer constitués en grande
partie de thon ce qui en fait le premier Port Thonier du Continent
Africain.
4.
Port de Transit et de Transbordement
Le Port d’
Abidjan constitue un anneau important de la chaîne internationale
des transports qui relie le producteur ou le chargeur au destinataire
final. Le port remplit ainsi une fonction de transport, de transit
et de transbordement.
Ainsi, depuis
son ouverture en 1950, le Port d’ Abidjan n’a pas
cessé de s’adapter de façon alerte et continue
aux évolutions techniques et technologiques du secteur
du transport, principalement du transport maritime.
Dans ce processus, s’insèrent divers modes de transport.
Pour le transport de marchandises en provenance et à destination
de son hinterland naturel qui couvre le Mali, le Burkina et le
Niger, le Port d’ Abidjan offre un large éventail
de possibilités d’embarquement, grâce à
la présence de lignes régulières maritimes,
d’un réseau routier et ferroviaire fiables.
Les liaisons
avec l’hinterland se sont développées au fil
des ans, offrant des possibilités de desserte optimale
aux pays sans littoral.
Les marchandises
en transit ou en transbordement qui arrivent à Abidjan
peuvent se voir appliquer le régime de transit direct et
être immédiatement ré-acheminé par
l’un des moyens de transport ou alors déchargées
sur quai et entreposées temporairement en plein air ou
en magasin.
Cette fonction
de transport de transit ou de transbordement est réalisée
avec efficacité grâce aux infrastructures et équipements
du Port. Au Port d’ Abidjan l’on trouve des professionnels
disponibles qui sont à l’écoute permanente
de la clientèle.
Par ailleurs,
l’Autorité Portuaire d’Abidjan accorde un certain
nombre de facilités à ces partenaires privilégiés
que sont les Pays Sans - Littoral.
Le trafic
en transit s’établit à 1 411 851 tonnes en
2002. Quant au trafic en transbordement, il enregistre 154 983
TEU pour 1 956 713 tonnes de marchandises transbordées.
Facilités
Domaniales |
MALI
•
un magasin-cale (le magasin n°14 du Port) de 6000 m2 avec
un statut particulier (fonctionnant comme un magasin franc)
• 4683 m2 de terre-plein sous Douane
• deux terrains d’une superficie totale de 22.401
m2, aménagés et mis en valeur
• un magasin dans la zone hors Douane
• une aire de stationnement pour les camions.
•
un espace aménagé de 3.204 m2 (hors douane)
• un magasin de 3.204 m2 (hors douane) appartenant à
la Chambre de Commerce, d’ Industrie et d’ Artisanat
du Burkina Faso (CCIABF).
NIGER
Les négociations
sont en cours pour l’installation du Conseil Nigérien
des Utilisateurs de Transport (CNUT) en Côte d’Ivoire.
Des Conditions
Tarifaires, Fiscales et de Séjour très favorables.
Il est consenti
en outre à l’ensemble des pays sans littoral, certains
avantages tels que:
•
un abattement de 20% pour les redevances portuaires des marchandises
en transit
• une franchise de 20 jours pour les marchandises en transit,
portée à 30 jours pour les lots homogènes
d’une quantité égale ou supérieure
à 5.000 tonnes
• une exonération des taxes fiscales intérieures
• une franchise de 10 jours (contre 5 jours) pour les conteneurs
au parc de Vridi.
Des Formalités
administratives simplifiées et accélérées
pour les pays sans littoral:
•
Route : déclaration " D25 " délivrée
en 48 h
• Chemin de fer : le " TIF " délivré
en 48 h
• Fluidité Routière
• Escortes douanières gratuites et journalières
• Amélioration du Système de Dédouanement
Automatisé des Marchandises (SYDAM)
• Réduction du nombre de barrages routiers
• Bon à Enlever Automatique (BAE)
Dans le souci
d'apporter sa contribution au renforcement de la coopération
entre la Côte d'Ivoire et ces trois pays (Mali, Burkina-Faso
et Niger), et dans le but de réduire les difficultés
de leur desserte, le Port d'Abidjan s'est toujours efforcé
d'offrir les meilleurs services aux conditions les plus favorables,
faisant d'eux des partenaires véritablement privilégiés.
5.
Port Industriel
Le Port d’
Abidjan n’est pas seulement un centre de commerce, de transport
et de manutention de marchandises. Tout aussi spectaculaire en
effet est le développement de sa fonction industrielle
qui constitue un autre atout, un vecteur important de l’expansion
et de l’image du Port d’Abidjan.
La zone portuaire
et industrielle d’ Abidjan s’est développée
à tel point qu’elle est devenue un centre de fabrique,
de commerce et d’entreposage de marchandises destinées
en grande partie au marché national et sous-régional.
Les raisons en sont la minimisation des coûts de transport,
des délais de transfert, des frais de manutention et des
risques de vols et d’avaries. Ainsi grâce à
un domaine de plus de 800 ha sur lequel sont implantées
60% des entreprises industrielles de la Côte d’ Ivoire,
le Port d’ Abidjan a atteint un niveau élevé
de productivité et de services; un atout non négligeable
qui permet d’attirer une nombreuse clientèle des
pays de l’ UEMOA et d’ailleurs.
Dès
son ouverture en effet, des entreprises commerciales se sont tout
de suite implantées tout près du Port mais il a
fallu attendre l’achèvement du 2ème Plan Directeur
du Port pour voir certaines grosses industries s’y installer.
Il s’agit notamment de la raffinerie, des usines de pétrochimie,
de métallurgie, de montage d’automobiles, d’industries
alimentaires, de construction, etc. Face à l’ampleur
et au rythme des demandes d’implantation l’ Autorité
Portuaire d’ Abidjan, qui ambitionne légitimement
de faire d’ Abidjan un «hub» au sens large du
terme avec tout ce que cela comporte comme facilité offertes
aux opérateurs, a décidé d’apporter
des solutions aux nombreuses sollicitations domaniales en agissant
en faveur de l’extension devenue nécessaire et qui
permettra à terme de mettre en valeur des atouts naturels
domaniaux existants.
Sécurité |
Actions
usuelles:
L’autorité
portuaire soutenue en cela par le commissariat de police spéciale
et le groupe de sécurité portuaire (GSP, GN) assure
24 h /24 h la sécurité générale des
personnes et des biens sur tout le domaine du Port.
Le Conseil
Technique chargé de la sécurité supervise
et coordonne les activités des forces de sécurité
(GSP, CPS sociétés privées de gardiennage)
sur toute la plate forme portuaire.
Ainsi, des
rondes et des patrouilles régulières sont organisées
sur le plan terrestre et lagunaire par les Surveillants du Port,
les gendarmes et les policiers a bord de véhicules et de
vedettes de surveillance afin de traquer le bandits et autres
personnes indésirables en ces lieux.
Ces agents
veillent à la sécurité des navires et leur
cargaison et à celle des marchandises stockées dans
les magasins, entrepôts et sur les terre-pleins.
Les opérateurs
économiques peuvent à tout moment et au cas où
leur sécurité serait menacée contacter le
groupe de sécurité portuaire, le Commissariat de
police, la Capitainerie, la Vigie, la Capitainerie du Port de
pêche, le bureaux de sécurité Nord (sis au
magasin 19), lagunaire (sis près du quai SOCOPAO) et les
postes de police du Port de Pêche et du quai fruitier, la
Brigade Maritime du Groupe de Sécurité Portuaire.
Actions
innovantes:
La commission
de sécurité qui est dirigée par le Directeur
Général du Port Autonome d’Abidjan comprend
les principaux opérateurs du port, la police, la gendarmerie,
etc.
Elle a pour mission de renforcer la sécurité portuaire
par la mise en place de nouvelles stratégies (avec de nouveaux
moyens) de lutte contre le banditisme, le vandalisme et la fraude.
Il a été
crée une Brigade d’Intervention Rapide (ex-PCO) sise
à la montée du pont, après le magasin 14
et avant le Port de pêche.
Elle est chargée
d’organiser des patrouilles mixtes sur le plan terrestre.
La brigade
Maritime de la gendarmerie organise des patrouilles sur le plan
d’eau lagunaire pour traquer les bandits et autres voleurs.
Les usagers
du Port peuvent à tout instant solliciter l’intervention
des éléments de la Brigade d’Intervention
Rapide et la Brigade Maritime.
Cette commission
a par ailleurs procédé au renforcement de la sécurité
sur le Terminal à conteneurs en substituant les vigiles
par les gendarmes chargés également du contrôle
des sorties de conteneurs tout comme les douaniers. Cette initiative
a entraîné une nette diminution des nombreux cas
de vol et de fraude dans ce secteur.
Actions
à mener par les usagers:
La garde rapprochée
des navires et des marchandises étant du ressort de l’agence
shipping et de sociétés d’acconage; celles-ci
sont donc tenues de commettre cette tâche à des sociétés
de gardiennage sérieuses ou des éléments
des forces de l’ordre (policiers ou gendarmes) avec obligation
de résultats.
Les usagers sont en outre tenus de respecter scrupuleusement les
dispositions de sécurité particulières prescrites
par l’autorité portuaire lors des opérations
commerciales de denrées de première nécessité
et en matière de gestion des matières dangereuses.
Il s’agit
notamment de l’isolement et du gardiennage des chantiers
de débarquement ou de l’enlèvement de ces
denrées et du respect de la réglementation, du transport
et du stockage des matières dangereuses (Code IMDG et Règlement
local).
Les opérations
de relève d’équipage ou de débarquement
de passagers clandestins doivent respecter la réglementation
en matière de Police d’immigration et la procédure
mise en place en la matière.
Facilités
La position
géographique centrale du Port d’ Abidjan lui permet
d’une part de jouer le rôle de principal port de transit
pour les Pays Sans Littoral, et également pour certains
pays côtiers et d’autre part de principal port de
transbordement et d’éclatement de la côte Atlantique
d’Afrique.
Au plan
Opérationnel |
-
La bonne qualité des services due à l’efficacité,
à la compétence et au grand professionnalisme
des opérateurs dont la plupart sont des privés.
-
Les actions de valorisation et de promotion de la place portuaire
d’Abidjan à travers la Communauté portuaire.
-
La mise en place des Représentations du Port Autonome
d’ Abidjan à Ouagadougou au BURKINA FASO et à
Bamako au MALI.
Le Port
d'Abidjan aujourd'hui |
1.
Le canal de Vridi
Le port d’Abidjan
doit son existence au canal de Vridi dont les caractéristiques
sont les suivantes:
•
longueur :2700m
• largeur : 370m en profil courant
• 200m sur débouché en mer
• profondeur : 13,50m
Cet ouvrage
construit pour relier la mer et la lagune Ebrié a été
ouvert à la navigation en juillet 1950.L’histoire
de ce canal remonte à 1935, date à laquelle fut
adopté le projet qui après avoir été
modifié par l’ingénieur des Ponts et Chaussées
ROGER PELNARD CONSIDERE a été soutenu et encouragé
par l’inspecteur Général des Ponts et Chaussées
WATTIER. Les travaux du canal confiés à un consortium
d’entreprise (entreprise de construction du port d’Abidjan),
démarrèrent de manière effective à
la fin de l’année 1938 suite aux essais sur modèle
réduit aux Laboratoires de Delf en Hollande.
2.
Les Quais
Des Quais
Polyvalents:
1. Quai Nord
•
5 postes à -10 m sur une longueur de 775 m
• 5 magasins-cales (28 800 m2).
• Les céréaliers ont priorité d’accostage
au poste 1 (Grand Moulins).
•
10 postes à -10 m sur une longueur de 1 525 m
• 10 magasins-cales (55 200 m2).
•
5 postes à - 11,50 m sur une longueur de 800 m
• 4 magasins-cales (26 400 m2)
Des
Quais spécialisés |
1.
Un quai à engrais
•
1 Poste à -9 m équipé de matériel
spécialisé pour la manutention et de silos d’une
capacité de stockage de 40 000 tonnes / an.
• Un Quai de batelage :
•
300 m de quai à -2,50 m dans le prolongement de l’appontement
bananier.
2.
Un Quai de Chalandage:
•
Une longueur de 275 m à -2,20 m entre le poste n° 15
et le Port de Pêche avec un hangar de 3 200 m2 et un terre-plein
de 2,5 ha qui reçoit actuellement les véhicules
d’occasion.
3.
Un Quai pour huile végétale
•
1 Poste à -11 m pour l’embarquement de l’huile
végétale.
4.
Un Quai pour (base Off-Shore) PETROCI
•
1 poste à -6 m
5.
Un Quai pour (base Off-Shore) SOCOPAO
•
1 poste à -6,50 m
•
1 Poste à -9 m
7.
Un Quai à -11,5 m pour le débarquement du vin
3.
Les Terminaux Specialises
Terminal a
conteneurs moderne avec:
•
5 postes à quai d’une longueur de 960 m linéaires
dont :
• 2 postes à quai à -11,50 m (les postes 21
et 22) d’une longueur de 320 m
• 2 postes à quai à -12,50 m (les postes 23
et 24) d’une longueur de 440 m linéaires
• 1 poste à quai équipé d’une
rampe RO/RO à -12,50 m sur une longueur de 200 m linéaires
• 3 portiques lourds d’une capacité de 40 tonnes
chacun
• 25 ha de terre-pleins entièrement pavés
• Un parc à conteneurs extérieur de 7 ha
Un terminal
fruitier avec des installations appropriées:
•
2 postes à quai à -7 m sur une longueur de 350 m
avec matériels de manutention et de vastes installations
de stockage.
• 7 magasins-cales d’une superficie totale de 18.750
m2
•
5 postes sur coffres, aménagés pour l’embarquement
des grumes
• 1 quai à -0,70 m sur une longueur de 380 m pour
la mise à l’eau des billes flottables
• 1 parc de stockage terrestre de bois en grumes d’une
superficie de 65 000 m2 entièrement pavé, situé
dans la Baie du Banco.
• Il faut ajouter qu’un parc à bois débités
à été aménagé à l’Est
du Pont de Biétry avec une superficie de 45 000 m2 en graveleux
comprenant un magasin de 6 000 m2.
Des postes
pétroliers en mer:
•
3 postes de chargement ou de déchargement en mer dont les
deux premiers sont reliés par SEA-LINE aux installations
de la société Ivoirienne de Raffinage (SIR) et le
dernier, aux installations de la société UMIC.
• 1 poste sur coffre pouvant accueillir des navires de 80
000 tonnes, de 270 m et de 46 pieds de tirant d’eau.
• 1 Poste sur CBM pouvant accueillir des navires de 250
000 tonnes sans limite de tirant d’eau.
• 1 poste sur SPM (BOUE IMODCO) pouvant accueillir des navires
de 350 000 tonnes sans limite de tirant d’eau.
• 5 postes sur la rive Est du Canal de Vridi dont :
• 2 postes pouvant recevoir des navires calant jusqu’à
10,06 m servant au chargement ou au déchargement d’hydrocarbures
:
• SIAP :9,45 m
• PETROCI : 10,06 m
• 3 postes réservés aux barges pour les opérations
de soutage en lagune.
4.
Port de Peche
Le Port de
Pêche s’étend sur 1 190 m linéaires
de quai avec des équipements complets bord à quai
(eau, électricité, gas-oil) se répartissant
comme suit :
•
210 m de quai à -5 m
• 615 m de quai à 7 m
• 225 m de quai entre -7 m et -11,5 m
• 140 m de quai à 7 m (le quai 15 bis)
Le Port de
pêche dispose également d’une halle de tri
et de criée de 7 800 m2 et 21 000 m2 de terre-pleins pour
la réparation des filets de pêche et d’un hangar
de vente en dehors de la zone sous-douane. Outre les entrepôts
frigorifiques d’une capacité totale de 51 000 tonnes
et divers magasins d’armement, plusieurs unités de
transformation et de conserves de poissons se sont installées
aux abords même des quais, et dont une grande partie de
la production est destinée à l’exportation
(autour de 60 000 tonnes).
Capacité
d'Accueil |
Au Port d'
Abidjan, l'infrastructure s'est développée parallèlement
à l'extension et à la modernisation de l'outillage
portuaire. Aujourd'hui la réalisation des différents
schémas directeurs (1951-1967) ont permis au Port d'Abidjan
de s’étendre sur environ 6 km de quai, avec près
de 800 ha de domaine terrestre et un Bassin naturel de 1 000 ha
de plan d’eau avec des profondeurs de 10 à 15 mètres.
Ce qui en fait incontestablement , le Port ayant la plus grande
capacité d’accueil de l’ Afrique de l’
Ouest et du Centre.
Au plan
physique |
La grande
capacité d'accueil des trafics, navires et marchandises
de la sous-région, avec la possibilité de traiter
une soixantaine de navires en opérations commerciales simultanées.
La qualité
et la performance de nos équipements composés de
trois portiques à conteneurs, d’une grue mobile de
quai et divers autres engins de levage et de manutention.
L’existence
d’un grand Terminal à Conteneurs moderne de 25 ha
doté d’équipements de pointe et divers autres
terminaux spécialisés.
Les
Grands Objectifs |
Les grands
objectifs du Port Autonome d'Abidjan par rapport a l'economie
nationale
Poursuivre
de manière résolue la politique d’aménagement
du Port d’ Abidjan visant à accroître sa capacité
d’accueil au niveau des infrastructures (accès, quais,
aires de stockage) afin de lui permettre de faire face à
l’accroissement rapide du trafic induit par la politique
et les objectifs de croissance économique du gouvernement.
Faire du Port
d’ Abidjan, un outil toujours plus moderne et efficace au
service de l’économie nationale et sous régionale.
Accueillir
à l’horizon des cinq (5) prochaines années,
un trafic de 20 Millions de tonnes, et se préparer à
recevoir à moyen terme des porte-conteneurs de 2.000 à
3.000 TEUs.
Adapter l’exploitation
au nouvel environnement commercial et technologique afin de créer
des conditions visant à faire du Port d’ Abidjan
un véritable centre de service, ce qui le classerait dans
la catégorie des ports de la 3ème génération.
Créer
les conditions d’une concurrence saine entre les opérateurs
portuaires.
2.
Les grands objectifs du Port Autonome d'Abidjan par rapport a
l'environnement international
Maintenir
et consolider le Port d'Abidjan dans la position de leader incontesté
dans la sous-région pour le trafic en transit.
Renforcer
le rôle et la position d’ Abidjan en tant que principal
Port de transbordement de la sous-région.
Faire du port
d’ Abidjan une plate-forme internationale de distribution
en Afrique de l’Ouest.
Renforcer
sa vocation de plate-forme Multimodale et de «HUB-PORT»
sur la Côte Atlantique d’Afrique.
Les
Grands Projets |
1-
MODERNISATION DU QUAI NORD
CONTEXTE:
Avec l’accroissement continu du trafic conteneurs, certains
postes à quai Sud sont intégrés au Terminal
à Conteneurs, ce qui réduit notre capacité
d’accueil des navires conventionnels de grand tirant d’eau.
OBJECTIF:
Approfondir le quai Nord des 10 mètres actuels à
12,50 m afin qu’il puisse accueillir les cargos à
grand tirant d’eau qui ne pourront plus accoster au quai
Sud du fait de l’intégration de certains postes au
Terminal à Conteneurs.
Moderniser
les opérations de manutention par la mise en place de grues
de quai.
STADE D’AVANCEMENT:
L’appel d’offres pour les études de faisabilité
économique et technique est lancé.
2
- REHABILITATION ET EXTENSION DU PORT DE PECHE
CONTEXTE:
Les infrastructures du Port de Pêche (quais, hangar de tri
et de criée, marché aux poissons, restaurant communautaire)
réalisées au cours de la décennie 60 sont
dans un état de vétusté avancé.
Par ailleurs,
le domaine du Port de Pêche est arrivé à saturation
de sorte que toutes les demandes de terrain pour l’installation
d’unités industrielles sont aujourd’hui insatisfaites.
OBJECTIF:
Réhabiliter les installations existantes
Augmenter
l’offre de quai pour permettre au Port de faire face au
trafic futur
Créer
de nouveaux terre-pleins pour l’accueil des unités
industrielles de la pêche.
STADE D’AVANCEMENT:
L’appel d’offres pour les études de faisabilité
économique et technique est lancé.
3-
MODERNISATION DU QUAI A ENGRAIS
CONTEXTE:
Réalisé en gabions de palplanches, ce quai a une
longueur de 84 m seulement, largement en deçà de
celle des navires (140 à 160 m) ; ce qui est source de
difficultés d’accostage et de nombreux accidents
sur l’ouvrage.
OBJECTIF:
Porte la longueur du quai de 84 à 180 m
Augmenter
la profondeur d’eau de 10 à 13,50 m
Moderniser
la manutention par l’installation de bandes transporteuses
et de grue de quai.
STADE D’AVANCEMENT:
Projet préliminaire
disponible;
Les études
de faisabilité technique et économique seront lancées
l’année prochaine.
4
- TRANSFERT DES CIMENTERIES SUR L’ILE BOULAY
CONTEXTE:
L’activité cimenterie sur le site actuel du Port
cause des nuisances énormes de deux types.Les nuisances
à la circulation sur le boulevard de vridi du fait des
remorques qui assurent le transport du clinker entre le quai et
les usines. La pollution atmosphérique de toute la partie
Ouest de Treichville par la poussière du ciment.
OBJECTIF:
Transférer les cimenteries sur un autre site loin de la
ville où de nouveaux process moins polluants seront mis
en lace par les cimenteries.
STADE D’AVANCEMENT:
Il s’agit d’une recommandation de l’étude
d’extension du Port dont les modalités d’application
sont à étudier.
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