|





Superficie |
322 463 Km2 |
Population (2004) |
18, 5 millions |
Taux de croissance de la population |
3,3% |
Monnaie locale |
Franc CFA (parité fixe avec l’Euro) |
Taux de change |
1 Euro=655,957 FCFA |
Langue officielle |
Français |
Capitale politique |
Yamoussoukro : 155 800 hab. |
Capitale économique |
Abidjan : 3,4 millions d’hab. |
Principales villes |
Bouaké :557 120 hab.
Daloa :208 900 hab.
Gagnoa :285 000 hab.
Korhogo :260 000 hab.
Man :190 000 hab. |
Valeur des exportations (FOB) (DGE) 2005 |
3 825 Mds de F CFA |
Principales exportations |
Café, cacao, bois, caoutchouc, coton, huile de palme, produits pétroliers, produits intdustriels |
Valeurs des importations (CAF) (DGE) |
3092 Mds de F CFA |
Prinicpaux produits d’importations (2005) |
Machines, produits industriels, blé, riz |
Principaux partenaires commerciaux |
France, Nigeria, Etats-Unis, Allemagne, Italie, Pays-bas, UEMOA |
Montant de la dette extérieure (DDP) (2005) |
4 528 Mds de F CFA |
Montant de la dette intérieure (2005) |
779,3 Mds de F CFA |
Service de la dette extérieure (2005) |
55,6 Mds de F CFA |
Service de la dette intérieure (2005) |
268,2 Mds de F CFA |
PIB (prix courant) (DGE) |
8598 Mds de F CFA |
Taux de croissance du PIB (2005) |
1,6% |
Revenu par habitant (2004) |
854 USD |
Taux d’inflation (DGE) (2005) |
3,9% |
|
République
de Côte d'Ivoire
Sur le Chemin de la Réconciliation.
Published in

Un Parcours Spécifique Dans L’afrique De L’ouest
La Côte d’Ivoire a longtemps fait figure d’exemple en Afrique de l’Ouest. À l’heure de l’indépendance, en 1960, la Côte d’Ivoire s’engage dans la voie du libéralisme pragmatique et gagne la confiance de nombreux investisseurs, français notamment.
Le pays connaît alors une période exceptionnelle de croissance économique jusqu’aux années 80, grâce aux deux piliers du « miracle économique » ivoirien : le café et le cacao.
En vingt ans, le PIB par habitant est multiplié par 5. La Côte d’Ivoire développe des infrastructures inédites dans son ensemble régional : routes, autoroutes, ports, aéroports, barrages etc. Parallèlement, un réel effort est mené dans l’éducation : sur cette période, le taux de scolarisation passe de 8% à 64%.
Le développement de la Côte d’Ivoire est nettement plus rapide que ces voisins ouest-africains, et la population du pays passe de 2,5 millions d’habitants en 1955, à 6,7 millions en 1975. Les pays voisins fournissent alors la main d’œuvre indispensable à la croissance du pays.
Le débuts de années 80 marquent la fin de cette croissance exponentielle : les prix du café et du cacao chutent et perdent 2/3 de leur valeur. En 1989, le pluralisme politique est instauré. À la mort de Felix Houphouët-Boigny, décédé en 1993, le pays tente de gérer la crise économique et sociale qui mine son développement. Les déséquilibres sociaux s’accentuent, entre les villes et les campagnes, entre le Nord et le Sud.
LA CÔTE D’IVOIRE DEPUIS 1999
En 1999, des incidents impliquant certains éléments de l’armée ivoirienne dégénèrent en Coup d’Etat, et le Président Bedié est déposé. Le Général Guei prend alors la tête d’un « Conseil National de Salut Public » et organise des élections présidentielles en 2000.
Laurent Gbagbo, Président du FPI (Front Populaire Ivoirien), est élu à la tête de l’État à l’issue de ces élections.
Le 19 septembre 2002, une nouvelle tentative de Coup d’État ébranle le pays : les Forces Nouvelles, regroupées derrière Guillaume Soro, s’emparent de 60% du territoire national, au Nord du pays. Les déséquilibres Nord-Sud, les questions d’ « ivoirité » et de propriété (loi selon laquelle seul un ivoirien peut acheter ou vendre un bien immobilier dans un pays qui compte plus de 30% d’immigrés) semblent les principales motivations des Forces Nouvelles.
Les parties concernées se réunissent afin de trouver une sortie de crise. Plusieurs accords vont se succéder : les accords de Lomé, les accords de Marcoussis, les accords d’Accra I, II et III, et enfin les accords de Prétoria. L’ONU vote également plusieurs résolutions : la 1528, la 1633 et la 1721.
Le Dialogue Direct
Devant l’inefficacité ou les lenteurs dans l’application des accords signés, le Président Gbagbo et les Forces Nouvelles prennent l’initiative d’un Dialogue Direct afin de mettre en place les bases durables d’une résolution ivoiro-ivoirienne à la crise qui frappe le pays. Sous l’égide du Président burkinabé Campaoré, falicitateur du Dialogue, les accords de Ouagadougou sont signés le 4 Mars 2007 et conduisent à un nouveau gouvernement : Guillaume Soro, représentant les Forces Nouvelles, est nommé Premier Ministre, et doit conduire le pays à des élections dès que possible.
LES RELATIONS AVEC LA FRANCE : TEMPS DE CRISE ET APAISEMENT
La France s’interpose entre les Forces Nouvelles et le pouvoir en place, et impose une ligne de démarcation entre les deux parties, afin d’éviter une sanglante guerre civile à la Côte d’Ivoire.
Cependant, les autorités ivoiriennes contestent le rôle joué par la France. En effet, un accord de défense signé en 1961 lie les deux pays, et il est reproché à Paris de ne pas l’appliquer. En ce sens, les accords signés en France en 2003 (à Linas-Marcoussis, débouchant sur les accords de Kléber), ne satisfont pas le pouvoir ivoirien, qui dénonce la légitimation d’un mouvement rebelle à priori illégal.
Le 4 Novembre 2004, les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire lancent l’Opération Dignité, qui vise à la réunification du pays. Le 6 Novembre, lors des opérations, la base militaire française située à Bouake est bombardée, faisant 9 morts : 8 soldats français et un citoyen américain (à ce jour, l’origine de ce bombardement n’est toujours pas déterminée). En représailles et dans la foulée, l’armée française détruit l’armée de l’Air ivoirienne.
Pour le pouvoir en place et ses partisans, l’incompréhension est totale. À leur sentiment que la France ne respecte pas ses engagements vis à vis de l’Accord de Défense de 1961, s’ajoute une attaque directe contre ses forces armées qui contribue à l’impossibilité de réunifier le pays. De nombreux ivoiriens descendent dans la rue et la situation se dégrade de telle manière que l’armée française doit ouvrir le feu sur la foule et organiser, dans des conditions extrêmement difficiles, l’évacuation urgente de 8000 ressortissants français.
Les français en Côte d’Ivoire aujourd’hui
Contrairement à ce que l’on pourrait penser et malgré les douloureux événements de 2004, la situation des français en Côte d’Ivoire n’est pas moins bonne que pour une autre communauté. Les français ne sont l’objet d’aucune animosité particulière. La crise qui a opposé Paris et Abidjan pendant une période n’est en rien révélatrice d’un sentiment anti-français enraciné dans les mentalités ivoiriennes. De fait, nombre d’expatriés français installés en Côte d’Ivoire, qu’ils soient dans le pays depuis 2 mois ou 30 ans, regrettent que cette appréhension des français vis-à-vis de la Côte d’Ivoire ne soit pas corrigée plus activement par les médias ou par les autorités françaises elles-mêmes. Aujourd’hui, la principale préoccupation de la communauté française concerne la réouverture des établissements scolaires français, qui permettrait à un bon nombre d’expatriés de faire revenir leur famille.

VIDEO: Message de SEM FOLOGO, Président du Conseil Économique et Social de Côte d’Ivoire
VIEW VIDEO (MOV, 6MB)

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Une même volonté : casser l’image d’un pays en guerre et relancer le pays
Pour les ivoiriens, la crise et l’évacuation des français, largement relayées par le média, ont profondément détériorées l’image de leur pays. La volonté générale aujourd’hui, aussi bien des ivoiriens que des différentes communautés installées en Côte d’Ivoire, français compris, est de casser cette image et de renouer avec la réputation d’hospitalité et d’ouverture qui a longtemps caractérisé ce pays composé de plus de 60 ethnies et dont la population compte plus de 30% d’immigrés.
LA CÒTE D’IVOIRE LOCOMOTIVE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST
Propulsée à la tête de l’Afrique de l’Ouest grâce à une longue stabilité politique et une bonne gestion de ses ressources, la Côte d’Ivoire doit aujourd’hui reprendre pleinement le rôle qui est le sien dans son ensemble régional.
Malgré une crise qui dure depuis 7 ans et la partition du pays en deux, l’économie du pays ne s’est pas effondrée. Deux raisons à cela : d’une part, la partie sud du pays, restée sous contrôle gouvernemental, est celle qui regroupe la majorité des richesses du pays ; d’autre part, la Côte d’Ivoire jouit d’infrastructures solides et développées, qui constituent une base solide dans un pays aux ressources naturelles et humaines promptes à renouer avec des taux de croissance économiques dignes de son potentiel.
L’économie de la Côte d’Ivoire : Un espace d’ouverture
Le pays, depuis son indépendance, a opté pour une économie de type libéral. Le pays est largement ouvert aux investissements et au commerce international. De fait, la Côte d’Ivoire est membre de plusieurs organisations intergouvernementales et internationales : L’ONU, l’ONUDI, l’UA, l’OAPI, l’UEMA, la CEDEAO, l’OMC. Elle est également membre de la convention de l’Union Européenne/ACP, dite Convention de Lomé.
En matière de coopération économique et afin d’encourager les investissements sur son sol, la Côte d’Ivoire est signataire de plusieurs conventions internationales :
- l’OCAM, encore en vigueur pour les pays qui en étaient membres
- l’UEMOA
- La France, l’Allemagne, la Belgique, la Norvège, le Canada, la Grande-Bretagne, l’Itale et la Suisse.
Le PIB de la Côte d’Ivoire se répartit de la manière suivante :
Secteur Primaire |
25,65% |
Secteur secondaire |
21,82% |
Secteur tertiaire |
38,26% |
Les infrastructures économiques
Les infrastructures du pays sont largement plus développées que dans les autres pays de la région, malgré une crise qui a empêché leur entretien régulier et leur développement.
- Le réseau routier s’étend sur plus de 70000 kms de routes classées dont 6500kms de routes bitumées et 150 kms d’autoroute. Il permet une circulation fluide des marchandises, aussi bien au sein du pays qu’avec les pays voisins.
- La Côte d’Ivoire compte deux aéroports internationaux desservis par 22 compagnies aériennes internationales offrant plus de 170 vols par semaine.
- Le réseau ferroviaire est long de 1260 kms et relie le pays au Burkina Faso.
- Les ports d’Abidjan et de San Pedro ne sont rivalisés que par celui de Durban (Afrique du Sud). Ils comptent des équipements modernes qui permettent notamment d’approvisionner l’ensemble des pays enclavés de la région.
- Les télécommunications sont largement développées : Internet, grâce à la fibre optique, et surtout la téléphonie mobile sont répandus dans tout le pays.
La Zone Franche de Biotechnologie, des Technologies de l’Information et de la Communication de Côte d’Ivoire (ZBTIC)
Les autorités ivoiriennes démontrent ici leur volonté de passer d’une économie basée sur les richesses agricoles du pays, à une économie basée sur les services. La Côte d’Ivoire développe la ZBTIC et le VITIB (Village Ivoirien des Technologies de l’Information et de la Biotechnologie). Grâce à un partenariat établi avec les indiens, la Côte d’Ivoire devrait être dotée de la plus grande technopole des nouvelles technologies en Afrique. Elle a pour but de faire entrer pleinement l’Afrique dans le troisième millénaire, en constituant un réseau international de PME-PMI spécialisée dans les technologies nouvelles. Cet ambitieux projet doit susciter l’intérêt des investisseurs nationaux et internationaux qui désirent s’installer sur le marché africain des nouvelles technologies.
LES PRINCIPAUX SECTEURS ÉCONOMIQUES :
L’Agriculture
Elle est un des piliers traditionnels de l’économie du pays. À elle seule, l’agriculture représente 26% du PIB. Elle représente aussi le secteur qui emploie la plus grande proportion de la population active.
Les principales productions :
Café |
160.000 tonnes |
Cacao |
1.315.000 tonnes |
Huile de Palme |
293.000 tonnes |
Coton-Graine |
300.000 tonnes |
Sucre |
134.000 tonnes |
Caoutchouc naturel |
136.000 tonnes |
Ananas |
226.000 tonnes |
Banane |
280.000 tonnes |
Noix de Cajou |
140.000 tonnes |
Source : CEPICI
L’Industrie
Elle représente 21% du PIB et occupe 13% de la population active :
|
% investissements nets |
% du chiffre d’affaire |
% de la valeur ajoutée |
Agro-alimentaire |
22% |
33,8% |
24% |
Textile et habillement |
15,6% |
13,4% |
24,5% |
Industrie pétrolière, chimique et parachimique |
21,2% |
58,5% |
20,3% |
Industrie mécanique et électrique |
3,4% |
4,6% |
4,4% |
Source : CEPICI
Mines, Gaz et Energie
De nombreux gisements sont constamment révélés par des phases d’exploration entreprises depuis plusieurs années. Le sol est ivoirien est riche d’or, de fer, de nickel, de manganèse, de bauxite.
Les réserves de pétrole sont estimées à 19,6 millions de barils et celles de gaz d’environ 23 milliards de pieds cubes.
Concernant l’électricité, la production s’élève à 5.295 Gwh/an, ce qui lui permet d’alimenter non seulement la Côte d’Ivoire mais de fournir les pays de la région comme le Ghana, le Togo, le Burkina Faso et le Benin.
Banques et Assurances
La Côte d’Ivoire possède un tissu bancaire dense, constitué de banques de dépôt, de banques d’affaires à forte participation étrangères (français, britannique, américain,belge, africain etc.).
Le secteur des assurances prend en compte tous les principaux marchés de la profession :
- les IARD
- Assurances spéciales (inondations, risques chantier…)
- Expertise
- Réassurance
Les Services
Les services représentent 53% du PIB et 26% de la population active. Si le tourisme a beaucoup souffert de la crise, les infrastructures et lieux d’intérêts ne manquent pas : différents types de tourisme sont possibles :
- Tourisme balnéaire
- Tourisme sportif (golf, rallye automobile, pêche sportive)
- Écotourisme (Parcs Nationaux)
- Tourisme culturel
- Lieux de culte (Basilique Notre Dame de la Paix, Mosquées séculaires du Nord)
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