| Entretien avec Jacques Anouma
Ambassadeur Président de la Fédération Ivoirienne de Football
Cote d´Ivore,
20 novembre 2005
Comment est organisée la FIF aujourd’hui et qu’avez-vous apporté comme changements?
Je suis arrivé avec mon équipe lors de la CAN 2002 à Bamako oú la Côte d’Ivoire à eu un parcours castatrophique qui a entrainé la démission du président en Février 2002... J’ai assuré l’intérim pendant un an et c’est en d´cembre 2002 que j’ai pris les rennes de cette Fédération.
Nous nous sommes fixés plusieurs prioritées; d’abord de faire en sorte que la Côte d’Ivoire, en 4 ans, arriver à la Compétition de la Coupe du Monde. Pour y arriver, il fallait développer un concept de Marketing, attirer les différents sponsors; développer le Football des Jeunes… et nous avons atteinds notre objectif. En 3 ans nous avons participés à une Coupe du Monde des moins de 17 ans et une Coupe du Monde des moins de 20 ans et avec notre classification pour le Mondiale 2006, nous faisons le grand chlem avec les seniors; c’est donc un parcours parfait.
L’autre aspect important était de faire en sorte que la Fédération fonctionne comme une véritable entreprise. Nous avons donc nommé un directeur général pour coordonner toutes les activitées. Comment se finance la FIF?
Nous avons eu le malheur d’arriver enpleine année de guerre; puis le principal sponsor – Craven A – avec une apportation de 600 million de Francs CFA nous annonçait son départ à la fin de la saison et il a fallu pallier à se départ aussitôt. Nous avons eu la chance d’avoir le FDPCC (le Fonds de Production de Café et Cacao) qui est tout de suite venu, puis Côte d’Ivoire Télécom. Ensuite nous avons réfléchi avec le Ministère des Finances à une parafiscalité pour le Football. Aujourd’hui 50% de nos recettes viennent d’une taxe spéciale sur les cigarettes qui est versée pour le footbal. Cette taxe représente aujourd’hui environ 1milliard de Francs CFA et nous pensons que lorsque le pays sera réunifié les sommes seront plus importantes. Aujourd’hui nous sommes une valeur sûre pour les sponsors qui se multiplie; nous avons approché le secteur pétrolier, puis ce sera les banques et les autres secteurs. Mon objectif est que d’ici 10 ans, la FIF (Fédération Ivoirienne de Football) n’ai plus à tendre la main à l’État. Dans le cadre des projets que vous avez amené au sein dela FIF il y le Centre Tecnique que vous voulez créer en Côte d’Ivoire avec l’aide de la FIFA; oú en est ce projet?
C’est fait à 90%. Pour le moment c’est un Camps d’entrainement; viendra le Centre Technique quand nous aurons l’Hébergement. On attend l’approbation de la phase 2 du projet en février 2006 pour commencer le centre d’Hébergement. Ce sera le camps d’entrainement de la Sélection Ivoirienne. Quant à la participation dela FIFA, on parle de 400.000 Dollars ce qui couvre à peine 50% de la phase 1 mais le signe encourageur c’est que Mr. Blatter a clairement démontrer qu’il veut investir dans le Football en Afrique et il a annoncé d’autre projet d’ici à la Coupe du Monde 2010. Donc dans une dizaine d’années, je suis certains que les pays Africains seront dôtés d’une infrastructure digne de ce nom pour pouvoir évoluer dans de bonnes conditions.
La classification de la Côte d’Ivoire au mondial 2006 est historique; qu’est que cela signifie pour la FIF?
C’était notre objectif principal. Personnellement, j’ai était au Mondial de Séoul et quand j’ai vu le parcours du Sénégal, quand j’ai vu ce que le mondiale avait fait pour ce pays en faisant de lui un “label”, je me suis dit en retournant dans mon pays que la Côte d’Ivoire devait particper à la prochaine Coupe du Monde. Par ailleurs, je suis arrivé la FIF pendant la crise et je me suis dit que la classification pourrait rassembler tous les Ivoiriens et en quelque sorte aider à la réunification ou une réconciliation nationale. Je pense d’ailleurs que nous avons réussi; cette classification à réunie les ivoiriens et aujourd’hui il ne manque plus qu’une réconciliation politique. Vous savez, si on pouvait réunir tous les politiciens autour d’une table et que les conversations commencent par le thème de la classification de notre équipe nationale, je suis certain que cela les inspirerait pour se réconcilier. Vous parlez du football comme catalyseur social et trés certainement culturel et j’aimerais également parler des joueurs qui sont eux un modèle pour beaucoup de jeunes. A la FIF, comment préparez-vous les joueurs à cette responsabilitée car il ne faut pas oublier que ce sont encore souvent des enfants?
Pour être un modèle il faut être inspiré et pour être inspiré il faut être libéré de tracas; je parle ici des questions d’argent. Avant, les joueurs de la sélection n’átait pas des modèles parce qu’il y avait sans cesse des questionsd’argent pour les joueurs qui venaient à la sélection; des question de primes... Aujourd’hui à la la FIF, nous avons réglé cette question en amont; quand ils arrivent à la sélection tout est réglé et ils peuvent se concentrer sur le Football. Par ailleurs, nos succès au niveau de la sélection à fait que les joueurs maintenant veulent faire partis de la s´lection car ils sont conscient qu’ils deviennent ainsi des Ambassadeur de leur pays et que leur comportement sur le terrain doit être examplaire car desmillions de jeunes les regardent.
Et c’est vrai que ce sont des enfants, c’est pourquoi qu’à la FIF on se fait les protecteurs de nos joueurs…. Leurs père. En plus d’un catalyseur social, la classification est un pôle d’attraction pour les sponsors et particulièrement pour les groupe internationaux qui viennent développer une activité ou la distribution d’un produit et pour qui s’associer à l’équipe nationale de Football c’est s’intégrer à cette société et une façon d’appuyer l’image du pays. Pensez-vous pouvoir attirer des investisseurs internationaux aux pays à travers la sélection et des projets de sponsoring?
J’en suis persuadé. Déjà le Groupe Orange s’est engagé pour 5 ans pour le championnat national et l’équipe Nationale. Nous avons également Coca Cola qui jusqu’à maintenant n’avait jamais participé. Également l’équipement est garanti par Pumas pendant 4 ans et je sais que d’autres viendront. Par ailleurs, nous faisons tout pour tirer le meilleur parti de cette classification en entamant des discussions avec l’Ambassadeur d’Allemagne et d’autres Nations pour développer des infracstructures et de la formation. Je ne voudrais pas qu’il nous arrive ce qui est arrivé après la CAN de 1992 oú l’on s’eat contenté de gagner la coupe et après il n’y a pas eu de suivi, pas d’amélioration. Imaginez-vous qu’àprès laCAN 92 on aMème pas réussi à décrocher un équipementier digne de ce nom, de 92 à 2006. Il faut donc que cette classification au Mondiale 2006 mette la Côte d’Ivoire sur la planète football et qu’elle y reste. L’un de vos objectif comme Président de la FIF est le repositionnement du Football Ivoirien sur la scène international; par ailleurs on a pu constater que l’ère Blatter à la FIFA donne à l’Afrique une meilleures attention avec un Mondial en 2010 en Afrique du Sud, il y a eu également une réunion de la FIFA à Marrakech en septembre 2005. Comment voyez vous le rôle de la Côte d’Ivoire pour le football africain.
C’est vrai que l’Afrique est en train de se reposicioner et dans ce reposicionement je ne voudrais pas que mon pays soit oublié. Mon prochain défi est orienté vers les athlètes. Après avoir mis la FIF à l’abris financièrement parlant, après mettre occupé des infrastrucuture, je voudrais que les joueurs arrivent à vivre de leur art et qu’ils soient plus respectés. J’ai donc décidé de créer ce que j’appel un SMIG sportif. Au lieu de donner de l’argent à un club sans savoir à quoi exactement ils vont l’employer, les prochaines augmentations des subventions desclubs sera orientée vers ce projet de SMIG. Je veux que les joueurs qui évoluent en première division aient un salaire minimum garanti; ça c’est pour 2006. J’ai également travaillé sur une assurance santé pour tous les joueurs de première division. Je ne voulais plus voir de joueurs atteinds de palucourrir derrière leur dirigeants pour quémander de l’argent et souvent, parce qu’ils n’avaient pas les moyens, se tourner vers la médecine traditionnelle. Donc salaire garanti, una assurance santé et le troisième volet et une retraite. Ce sont mes objectifs pour 2006 et ensuite on descendra sur les divisions inférieure. Enfin, le quatrième volets que je veux développer, c’est la formation des athlètes; j’entends formation professionelle. Une fois qu’ils arrêtent de jouer au football, ces joueurs est une formation professionnelle rapide pour se reinsérer dans la vie laborale. Parce qu’il ne faut pas oublier que ces jeunes qui arrêtent à 30 ans ou 32 ans ne sont généralement pas scolarisés; il faut donc les former. Je veux que les athlètes soient respectés.
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