| Le secteur des télécoms
est aujourd'hui pénalisé par un fort déficit
de l'offre par rapport à la demande. Quels sont
selon vous les investissements à réaliser
en priorité pour améliorer la capacité
du secteur à répondre à la demande
croissante du marché ?
Depuis quelques années, le ministère
ne s'occupe plus directement de la téléphonie
ni de la poste. Il existe aujourd'hui deux principaux
opérateurs :Algérie Télécom
et Algérie Poste.
Le ministère tend néanmoins à généraliser
l'utilisation des nouvelles téchnologies. Il
aspire à libérer graduellement le domaine
de la télécommunication, d'abord au plan
local, prévu pour l'année 2003, puis passer
à l'international ce qui est envisageable avant
2007. Le troisième opérateur GSM verra
le jour en décembre 2004.
L'Algérie a reçue de la BAD un prêt
d'un montant de 120 m$ pour financer le développement
du secteur. Avez- vous déjà décidé
de l'allocation définitive de ces fonds ?
Théoriquement c'est aux opérateurs de
répondre à votre question. Je peux toutefois
vous fixer sur les objectifs les plus importants de
cette initiative.
Primièrement, la libéralisation du marché
appelle une certaine compétitivité. Deuxièmement,
cela permet l'amélioration de l'activité
locale et un meilleur apport de la technicité
et des projets de soutien.
Comment envisagez-vous l'évolution du taux
de pénétration de la téléphonie
fixe par rapport à la téléphonie
mobile dans les 5 ans à venir ?
A priori, on pourrait constater que la téléphonie
mobile occupe une plus large surface. Néanmoins,
il est à noter que les opérateurs accentueront
leurs efforts aussi bien sur la téléphonie
fixe que sur la téléphonie mobile.
On s'attend à l'extension d'un réseau
avant le mois d'avril 2003.
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Selon
vous, quel est l'équipementier qui remporte le
plus grand succès sur le marché national?
Le ministère n'a connu que le produit Ericsson.
On lui reconnait d'ailleurs une grande fiabilité,
bien que rivalisé par d'autres marques de différentes
nationalités tel que Alcatel, Siemens et Ericsson
qui reste le plus sollicité pour l'équipement
de toutes les entreprises relevant du ministère
.
Algérie Poste cherche à se diversifier
et améliorer ses services financiers. Quels sont
les enjeux principaux de la restructuration d'Algérie
Post ?
Il est à savoir que Algérie poste et
Algérie télécom, bien qu'appartenant
tout les deux au secteur des télécommunications,
sont dans deux dimensions distinctes. La première
est à caractère humain, c'est à
dire service public, voire universel, la seconde est,
quant à elle, dans une dimension à caractère
technique.
Quel serait votre message final auprès de
nos lecteurs ?
Il faut justement rattraper le retard en collaboration
avec les opérateurs étrangers. On essait
d'améliorer la qualité du service. C'est
un préalable au développement des autres
secteurs. A travers nos réseaux, nous assurons
les relations interbancaires et même intrabancaires.
D'ailleurs nous venons de signer un contrat avec le
ministère des finances.
Probablement, l'amélioration de la qualité
de nos services dans les autres secteurs concernera
davantage les universités et l'éducation
nationale. Nous faisons appel aux fournisseurs d'accès
Internet et prévoyons de mettre en perspective
de tels investissements pour une meilleure rentabilité.
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