Algerie
VERS A DÉVÉLOPPEMENT DURABLE DE L`ALGERIE
 




Monsieur Mahfoud HasbellaouiDirecteur Général



Directeur Général

Contact (Siège Social) :1 rue Hamlet SaïdHussein DeyAlgerAlgérie

Tel: 213 (0) 21 49 64 62/99

Fax: 213 (0) 21 49 64 26


 
Pouvez-vous nous présenter l'ECA?

L'ECA est organisée en un groupe de sociétés composé de 5 filiales spécialisées par corps de métier. L'entreprise est passée à l'autonomie en 1996, et s'est érigée en groupe de sociétés à partir du 1er mars 1998. Nous avons créé 5 filiales (Société par Actions) dont le groupe ECA détient 100% des parts. La première filiale, qui est aussi la plus importante, est Algebat ; c'est donc une société par action au capital de 10 millions de DA chargée de réaliser tout ce qui est gros œuvres dans les travaux du bâtiment et des équipements sociaux culturels ou autre. C'est donc le noyau de l'entreprise. La deuxième filiale, Altrav, est plus spécialisée dans tout ce qui est travaux de terrassement, de voiries et tout ce qui concerne les aménagements au niveau des cités, ou de la réalisation des routes. La Salca est notre troisième filiale, il s'agit d'une société par action au capital de 10 millions de DA. Cette entreprise est spécialisée surtout dans les chauffages, la climatisation, la plomberie et le sanitaire. Actuellement, nous sommes en train de réaliser avec la société Arab Contractor les futurs sièges du ministère des finances Nous menons aussi un partenariat avec la société Carrier dans ce sens. Salca est donc une filiale d'une certaine envergure et résolument tourné vers l'international. Enfin, la filiale Temacal est spécialisée dans la production de matériaux de construction et la Saltim, notre société de promotion immobilière, est chargée d'acheter des terrains et de réaliser des promotions de logements. Nous sommes en ce moment sur un projet à Baraki, pour un programme de 230 logements avec 36 villas. Cela permettra d'alléger le programme du gouvernement concernant les logements.

Pouvez-vous nous donner quelques chiffres clés concernant votre entreprise?

Le chiffre d'affaires du groupe tourne autour de 900 millions de DA. Nous travaillons beaucoup plus sur la région centre du pays, à savoir les wilayas suivantes : Alger, Blida, Tipaza, Boumerdes. La Falca œuvre, elle, sur tout le territoire national puisqu'elle a des projets, par exemple sur Hassi Messaoud, avec la société américaine Anadarko. Le plus grand nombre d'effectifs se situe dans le centre du pays. L'effectif est d'environ 1.200 ouvriers confondus, avec 30 personnes au niveau du groupe qui sont chargés de la coordination.

Quelle est votre stratégie de développement?

Nous avons pour stratégie de rester un outil de réalisation pour le compte de l'Etat. Nous devons réaliser les ouvrages de l'Etat dans le cadre de son programme de développement du logement. Le gros du plan de charge est actuellement réalisé. En matière d'équipements sociaux et culturels, beaucoup de lycées et d'écoles ont été construites. Nous avons également réalisé des travaux de viabilisation. Nos plus gros marchés se situent dans la réalisation de logements, c'est pour cela que nous voulons prendre en charge une bonne partie du programme des 65.000 logements à construire. Nous désirerions aussi trouver un partenaire pour la réalisation de cet immense projet. Un partenaire étranger, nous permettrait de mieux réaliser et beaucoup plus vite.

Quelle est votre situation actuelle en terme de partenariat?

A part la filiale Salca qui est en partenariat avec la société Carrier pour la commercialisation de leurs produits de climatisation, nous ne connaissons aucune autre coopération de ce type. Aux partenaires désireux de travailler avec nous, nous pouvons offrir des possibilités en terme de sièges. Il faudrait qu'ils puissent investir dans les moyens matériels, c'est à dire un apport en terme d'investissements et en technologies. Nous offrons les infrastructures, et cela permettra d'aller plus vite en terme d'installations. Nous avons une qualification non négligeable. Il y a aussi la complémentarité qui existe entre nos filiales.

Quels sont les principaux obstacles que vous rencontrez dans la gestion de votre entreprise?

Nous sommes l'une des premières sociétés de construction algérienne avec de grandes réalisations à notre actif, tels l'hôtel Sofitel, en collaboration avec les Italiens, la bibliothèque nationale, l'école nationale de la marine, le centre national des archives, etc. Tous ces grands ouvrages ont exigé une certaine main d'œuvre et des moyens matériels conséquents. Notre grande mission dans le temps était de réaliser les gros ouvrages, aujourd'hui nous sommes spécialisés dans la réalisation de logements et dans les délais les plus courts possibles. Nous rencontrons des obstacles en terme de recouvrement de créances, car le cycle de recouvrement est parfois long. Il faudrait que les puissances publiques mettent de l'ordre dans tout cela. Le nouveau code du marché public prévoit le règlement des créances des entreprises au bout de 45 jours. Aujourd'hui le cycle du recouvrement est de 6 mois, pendant ce temps il faut continuer de travailler. Nous sommes passé, en terme de travailleurs, de l'ouvrier permanent à l'ouvrier contractuel, chose qui était difficile à faire auparavant. C'est un atout pour le partenaire, parce qu'avant le partenaire se demandait comment payer des travailleurs sans plan de charge.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel?

Je suis ingénieur en génie civil. J'ai 29 ans d'expérience dans le domaine. J'ai démarré comme ingénieur de chantier sur des barrages, et puis j'ai grimpé par l'expérience en devenant directeur d'unité. En 1973 j'ai été désigné directeur général de l'entreprise de travaux touristiques, qui s'occupait de la réalisation des complexes touristiques. En 1987 j'ai été désigné directeur général de l'Entreprise de Construction d'Alger.

Avez-vous un dernier message adressé aux investisseurs étrangers et intéressés par le marché algérien?

Je dirais que l'Algérie est un grand chantier, qu'il y a beaucoup de choses à faire ensemble. Nous avons des moyens et des atouts, surtout en terme de main d'œuvre. Nous avons de l'expérience dans le domaine. Tout ce que nous demandons c'est un apport technologique supplémentaire, un apport d'investissement complémentaire, et je pense qu'on pourra faire beaucoup de travail ensemble.

 

NB :Winne n'est pas responsable pour le contenu des transcriptions non éditées


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