Pouvez-vous nous
présenter l'ECA?
L'ECA est organisée en un groupe de sociétés
composé de 5 filiales spécialisées
par corps de métier. L'entreprise est passée
à l'autonomie en 1996, et s'est érigée
en groupe de sociétés à partir
du 1er mars 1998. Nous avons créé
5 filiales (Société par Actions) dont
le groupe ECA détient 100% des parts. La
première filiale, qui est aussi la plus importante,
est Algebat ; c'est donc une société
par action au capital de 10 millions de DA chargée
de réaliser tout ce qui est gros uvres
dans les travaux du bâtiment et des équipements
sociaux culturels ou autre. C'est donc le noyau
de l'entreprise. La deuxième filiale, Altrav,
est plus spécialisée dans tout ce
qui est travaux de terrassement, de voiries et tout
ce qui concerne les aménagements au niveau
des cités, ou de la réalisation des
routes. La Salca est notre troisième filiale,
il s'agit d'une société par action
au capital de 10 millions de DA. Cette entreprise
est spécialisée surtout dans les chauffages,
la climatisation, la plomberie et le sanitaire.
Actuellement, nous sommes en train de réaliser
avec la société Arab Contractor les
futurs sièges du ministère des finances
Nous menons aussi un partenariat avec la société
Carrier dans ce sens. Salca est donc une filiale
d'une certaine envergure et résolument tourné
vers l'international. Enfin, la filiale Temacal
est spécialisée dans la production
de matériaux de construction et la Saltim,
notre société de promotion immobilière,
est chargée d'acheter des terrains et de
réaliser des promotions de logements. Nous
sommes en ce moment sur un projet à Baraki,
pour un programme de 230 logements avec 36 villas.
Cela permettra d'alléger le programme du
gouvernement concernant les logements.
Pouvez-vous nous donner quelques chiffres clés
concernant votre entreprise?
Le chiffre d'affaires du groupe tourne autour de
900 millions de DA. Nous travaillons beaucoup plus
sur la région centre du pays, à savoir
les wilayas suivantes : Alger, Blida, Tipaza, Boumerdes.
La Falca uvre, elle, sur tout le territoire
national puisqu'elle a des projets, par exemple
sur Hassi Messaoud, avec la société
américaine Anadarko. Le plus grand nombre
d'effectifs se situe dans le centre du pays. L'effectif
est d'environ 1.200 ouvriers confondus, avec 30
personnes au niveau du groupe qui sont chargés
de la coordination.
Quelle est votre stratégie de développement?
Nous avons pour stratégie de rester un outil
de réalisation pour le compte de l'Etat.
Nous devons réaliser les ouvrages de l'Etat
dans le cadre de son programme de développement
du logement. Le gros du plan de charge est actuellement
réalisé. En matière d'équipements
sociaux et culturels, beaucoup de lycées
et d'écoles ont été construites.
Nous avons également réalisé
des travaux de viabilisation. Nos plus gros marchés
se situent dans la réalisation de logements,
c'est pour cela que nous voulons prendre en charge
une bonne partie du programme des 65.000 logements
à construire. Nous désirerions aussi
trouver un partenaire pour la réalisation
de cet immense projet. Un partenaire étranger,
nous permettrait de mieux réaliser et beaucoup
plus vite.
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Quelle est votre situation actuelle en terme
de partenariat?
A part la filiale Salca qui est en partenariat
avec la société Carrier pour la
commercialisation de leurs produits de climatisation,
nous ne connaissons aucune autre coopération
de ce type. Aux partenaires désireux de
travailler avec nous, nous pouvons offrir des
possibilités en terme de sièges.
Il faudrait qu'ils puissent investir dans les
moyens matériels, c'est à dire un
apport en terme d'investissements et en technologies.
Nous offrons les infrastructures, et cela permettra
d'aller plus vite en terme d'installations. Nous
avons une qualification non négligeable.
Il y a aussi la complémentarité
qui existe entre nos filiales.
Quels sont les principaux obstacles que vous
rencontrez dans la gestion de votre entreprise?
Nous sommes l'une des premières sociétés
de construction algérienne avec de grandes
réalisations à notre actif, tels
l'hôtel Sofitel, en collaboration avec les
Italiens, la bibliothèque nationale, l'école
nationale de la marine, le centre national des
archives, etc. Tous ces grands ouvrages ont exigé
une certaine main d'uvre et des moyens matériels
conséquents. Notre grande mission dans
le temps était de réaliser les gros
ouvrages, aujourd'hui nous sommes spécialisés
dans la réalisation de logements et dans
les délais les plus courts possibles. Nous
rencontrons des obstacles en terme de recouvrement
de créances, car le cycle de recouvrement
est parfois long. Il faudrait que les puissances
publiques mettent de l'ordre dans tout cela. Le
nouveau code du marché public prévoit
le règlement des créances des entreprises
au bout de 45 jours. Aujourd'hui le cycle du recouvrement
est de 6 mois, pendant ce temps il faut continuer
de travailler. Nous sommes passé, en terme
de travailleurs, de l'ouvrier permanent à
l'ouvrier contractuel, chose qui était
difficile à faire auparavant. C'est un
atout pour le partenaire, parce qu'avant le partenaire
se demandait comment payer des travailleurs sans
plan de charge.
Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel?
Je suis ingénieur en génie civil.
J'ai 29 ans d'expérience dans le domaine.
J'ai démarré comme ingénieur
de chantier sur des barrages, et puis j'ai grimpé
par l'expérience en devenant directeur
d'unité. En 1973 j'ai été
désigné directeur général
de l'entreprise de travaux touristiques, qui s'occupait
de la réalisation des complexes touristiques.
En 1987 j'ai été désigné
directeur général de l'Entreprise
de Construction d'Alger.
Avez-vous un dernier message adressé
aux investisseurs étrangers et intéressés
par le marché algérien?
Je dirais que l'Algérie est un grand chantier,
qu'il y a beaucoup de choses à faire ensemble.
Nous avons des moyens et des atouts, surtout en
terme de main d'uvre. Nous avons de l'expérience
dans le domaine. Tout ce que nous demandons c'est
un apport technologique supplémentaire,
un apport d'investissement complémentaire,
et je pense qu'on pourra faire beaucoup de travail
ensemble.
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des transcriptions non éditées
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