Algerie
VERS A DÉVÉLOPPEMENT DURABLE DE L`ALGERIE




Monsieur Abdelkader Boumessila

Président Directeur Général



Président Directeur Général

Contact (Siège Social) :

13, Avenue des Frères Amrani06000 BejaïaAlgérie

Tel: 213 (0) 34 21 18 07/08/93

Fax: 213 (0) 34 20 14 88

Email: portbj@wissal.dz

Website: www.portdebejaia.dz
 

Pouvez-vous présenter votre entreprise ?

L'entreprise portuaire de Bejaia est une société par action à capitaux publics, mais de droit privé. Elle a été créée en 1982 en tant qu'entreprise étatique et est devenue une Spa à partir de 1989. L'EPB a une mission de service publique avec des activités commerciales. En ce qui concerne la mission de service publique, elle consiste à assurer la sécurité portuaire, l'entretien des infrastructures, l'investissement dans les superstructures, notamment la réalisation de hangars et de terminaux. Pour les activités commerciales, elles consistent à assurer le remorquage des navires, la manutention des marchandises lors du déchargement des navires et la gestion de celles-ci sur terre.

Pouvez-vous nous donner quelques chiffres clés sur l'activité de votre entreprise?

L'entreprise portuaire de Bejaia emploie 850 agents, réparti entre l'encadrement, les dockers qui font la manutention, les marins responsables du remorquage, les pilotes, les financiers, les marqueteurs, etc. L'entreprise assure un trafic de marchandises générales de 3 millions de tonnes par an et de 8 millions de tonnes d'hydrocarbures. En terme d'importance, nous sommes classés juste après le port d'Alger ; c'est à dire que sommes le deuxième port d'Algérie en volume de marchandises générales. Nous exportons quelques produits finis à partir du port, et aussi des produits agricoles. Notre chiffre d'affaires est évolutif ; il s'élève actuellement à 2 milliards de dinars.

Pouvez-vous commenter sur vos perspectives de croissance?

Le trafic du port de Bejaia évolue annuellement de plus de 10%. Nous avons donc mis en place une stratégie de modernisation des activités. Nous incitons les opérateurs à faire migrer les produits qui étaient conditionnés traditionnellement vers le conteneur. D'ailleurs, nous avons réalisé un terminal à conteneurs assez important et totalement informatisé; nous allons le doter d'équipements adaptés tels que les portiques, etc. Tous nos instruments de gestion sont actualisés. Nous maîtrisons parfaitement nos coûts, car nous pratiquons une comptabilité analytique et nous faisons du contrôle de gestion. Nous avons un réseau informatique relativement important. Par ailleurs, nous sommes certifiés ISO et sommes en train de construire un système de gestion de l'environnement. Nous voulons maîtriser la qualité de nos services pour être performants et adapter une stratégie de survie.Nous formons également notre personnel. L'entreprise portuaire de Bejaia est donc en train d'accéder et de se préparer à un système d'économie libérale, où la compétition prime sur tout. Dans ce cadre, nous avons des projets d'équipement en parc naval et de manutention. Nous avons également réalisé une projection sur le moyen et le long terme pour pouvoir développer le port. Nous nous sommes astreint à concevoir un schéma directeur pour que, dans les dix ou quinze années à venir, nous puissions disposer de nouveaux linaires de quais, qui permettent l'augmentation en superficie et la multiplication des capacités d'accueil.

Mais tout cela ne pourra se faire sans le concept du développement durable. Nous faisons en sorte que ces investissements tiennent compte des nuisances afin de les maîtriser ou de les atténuer, pour ne pas avoir des incidences négatives sur la vie du citoyen.

Pouvez-vous développer sur les volontés de partenariats de l'entreprise portuaire de Bejaia?

Pour établir un lien avec un port, il faut faire se rencontrer les communautés économiques et portuaires des deux parties. Quand nous arrivons à convaincre les gens de l'intérêt d'utiliser nos infrastructures, des liens peuvent, à ce moment là, s'établir entre les deux ports. En 2001 nous avons tenté une collaboration avec le port de Rouen, mais malheureusement ce fut un échec, principalement dû aux événements de l'époque. Nous demeurons toujours en contact avec d'autres ports ou communautés portuaires, mais nous faisons également appel à d'autres intervenants qui peuvent installer ce lien ; ce sont, par exemple, des armateurs à qui il faut montrer des gisements. Ces gisements sont des clients potentiels, des opérateurs, des chargeurs ou des réceptionnaires de marchandises. Nous avons développé plusieurs lignes régulières sur plusieurs villes d'Europe, et vers le Moyen Orient.

Concrètement, quels partenariats l'entreprise portuaire de Bejaia mène t'elle actuellement?

Le monde maritime change, il faut donc changer avec lui. Nous avons déjà entreprit une démarche avec un partenaire. Nous allons installer avec lui des portiers conteneurs; cela participera à inciter un trafic vers Bejaia et, dans un second temps, nous pourrons nous associer pour gérer 1 ou 2 terminaux à conteneurs ensemble.

Comment voyez-vous le développement de votre secteur d'activité sur les 10 prochaines
années?


Notre objectif est de continuer à exister. Il nous faut donc une mener stratégie de survie et appliquer une organisation adéquate. Il faut essayer de se placer dans les circuits des lignes maritimes, offrir les services adéquats avec la compétence nécessaire. Un port doit être un prestataire de services pour son pays et pour d'autres; il faut donc générer de la valeur ajoutée.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel?

J'ai été dans l'industrie, dans le commerce, dans l'administration pour un bureau d'études, et puis dans un port.

Quel serait votre message final adressé aux investisseurs étrangers et intéressés par le marché algérien?

Nous avons besoins d'eux comme eux ont besoin de nous. Il y a une volonté manifeste dans ce pays, tant sur le plan politique que sur le plan législatif, d'accueillir l'investisseur ou le partenaire étranger, pour peu qu'il apporte une valeur ajoutée. Il y a toutes les conditions de sécurité pour travailler, gagner et évoluer. Il ne faut pas qu'il y ait de réticences.


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