Pouvez- vous présenter Kenza Industry
and Services?
Kenza Industry a été créée
en juillet 1999, avec un petit capital minimum de
120 milles dinars. Comme tout investisseur, Nous
avons eu recours au soutien de l'APSI et avons investit
dans un secteur jusque là réservé
aux sociétés étatiques. Nous
étions au départ trois pour s'occuper
du commercial et du technique. Une année
après nous sommes passé à plus
de 100 personnes, essentiellement des contractuels.
Notre chiffre d'affaires n'a fait qu'augmenter proportionnellement
à notre expansion: la première année
il était d'un million de dinars, la deuxième
il s'élevait déjà à
40 millions de dinars, enfin en 2001, nous avons
réalisé un chiffre de 372 millions
de dinars. Le capital est passé légalement
de 120 milles à 5 millions de dinars, avec
des investissements assez lourds en équipements,
en outils de production et aussi en personnel qualifié.
Notre succès est dû essentiellement
aux succès de nos premiers projets. Les clients
nous ont rapidement fait confiance, de notre côté,
nous avons su les rassurer et les convaincre par
notre savoir-faire et par la performance de l'entreprise.
Quels sont les plus grands projets que vous avez
menés et ceux actuellement en cours de réalisation?
Un de nos plus grand projet a été
la réalisation, en sous-traitance avec Brown
& Root Condor, de la phase deux de Hassi Berkine,
qui le plus grand champ pétrolier en Algérie.
Nous y avons réalisé des installations
pétrolières et les unités de
production d'huiles lourdes. Nous avons pris en
charge la partie mécano-soudure, la tuyauterie,
charpente métallique, instrumentation et
électricité. Ce projet est notre fierté,
pour le réaliser nous avons mobilisé
beaucoup de moyens matériaux, et humains,
avec près de 360 personnes oeuvrant sur ce
chantier. Pour les autres projets actuellement en
cours, nous travaillons en ce moment avec l'ENGTP
(Entreprise Nationale des Grands Travaux Pétroliers),
une grande entreprise nationale, filiale de Sonatrach,
avec laquelle nous sommes impliqué, sur plusieurs
projets tel que la construction des unités
de production d'huiles lourdes d'Ourghoud ainsi
que la réalisation des stations de boosting
de Hassi Rmel. Nous avons d'autres projets en négociations,
tels ceux des unités de production de gaz
d'Ain Salah et d'Ain Amenas. Mise à part
la construction, nous faisons aussi de la maintenance
industrielle. Notre premier projet dans ce domaine
fut la maintenance d'unités de productions
pour le compte de Sonatrach et Anadarko, et le nettoyage
et la réparation si nécessaire des
bacs de stockage. Ainsi nous avons récemment
pris une partie des bacs de la raffinerie de Skikda.
Toujours concernant le nettoyage des bacs de stockage,
nous comptons introduire un nouveau procédé,
le système Petrojet, que nous sommes allé
examiner dernièrement aux Etats Unis. Il
a été présenté au ministre
de l'énergie et des mines durant le salon
de l'énergie et a rencontré un vif
intérêt. En effet, au lieu d'enterrer
ou d'incinérer le sludge qui s'entasse au
fonds du bac , ce procédé permet de
récupérer la matière première,
soit du pétrole brut ou du produit raffiné.
Cela implique moins de pollution de l'environnement,
une protection de la main d'uvre ouvrière
qui est exposée à des gaz toxiques
et aussi un substantiel gain de temps. C'est un
projet qui a donc énormément d'avenir.
C'est pourquoi nous sommes en train de sensibiliser
les gens de Sonatrach en ce sens, que ce soit au
niveau de la production, du stockage ou de la raffinerie.
Ils ont, en effet, tout à y gagner, tout
en prenant en compte l'aspect environnemental.
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Quels sont vos partenariats et quelle politique
développez-vous en ce sens?
Nos partenaires sont, jusqu'ici, surtout de grandes
entreprises avec lesquelles nous avons des relations
de client/sous-traitant. Mais vu la confiance
qui a été établie entre nous,
nous visons de réels projets de partenariats,
dans la mesure où nous pouvons exécuter
beaucoup de travaux à leur compte. Le salon
de l'énergie nous a, par ailleurs, permis
de rencontrer d'autres entreprises, surtout étrangères,
qui recherchent des partenaires algériens.
Ces investisseurs prospectent le marché
à la recherche de sociétés
locales, souvent privées, jouissant d'une
bonne connaissance du pays. Kenza Industry s'inscrit
dans cette logique, nous sommes donc en pourparlers
avec certains partenaires potentiels, principalement
dans le secteur " oil and gas ".
Quelle est votre stratégie de développement
et de gestion de l'entreprise?
Nous voulons que l'entreprise devienne plus grande,
mais pas trop vite. Nous avons donc pénétré
ce secteur en trois années, ce qui n'est
pas si facile dans la mesure où l'on doit
se mesurer à des entreprises nationales
ou étrangères, qui existent depuis
longtemps et qui ont acquis une solide expérience.
Nous voulons avant tout rester très professionnel,
flexible et nous faire un nom. Sur ce point, je
crois que nous avons déjà parcouru
un bon bout de chemin. C'est à nous maintenant
de continuer sur cette voie, de consolider notre
présence et de laisser nos traces. Une
satisfaction a été de constater,
lors du salon de l'énergie, que nous étions
la seule entreprise privée activant dans
ce secteur a prendre part a une tel manifestation.
Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel?
A ma sortie de l'université de Constantine,
avec un TS en informatique et une licence d'anglais,
cursus durant lequel j'ai suivi des cours sur
l'histoire et la littérature anglo-saxonne,
ce qui me rend service maintenant dans mes relations
avec des partenaires anglais et américain,
j'ai travaillé dans une entreprise qui
faisait pratiquement la même chose que nous
maintenant. Mon chef de l'époque, M.Arfi,
qui est aujourd'hui mon associé, m'a initié
au monde technique, puisque j'étais littéraire
et lui ingénieur en gaz et pétrole.
J'ai ensuite travaillé dans une entreprise
américaine spécialisée en
DCS, instrumentation, en tant que commerciale.
Ensuite nous avons créé cette entreprise
avec monsieur Arfi à qui je dois beaucoup.
Quel est le dernier message que vous adresseriez
aux investisseurs étrangers intéressés
par le marché algérien?
Je dirais aux investisseurs que l'Algérie
est un pays qui ressemble à une grande
dame avec des bras ouverts prête à
accueillir tous ses enfants. Beaucoup de choses
sont à faire, dans différents secteurs,
on peut y investir et y réussir. Notre
message s'adresse davantage aux jeunes algériens
qui ont parfois tendance à vouloir quitter
le pays pour aller outre mer et réussir
là bas. Il faut que ces jeunes algériens
réussissent dans leur pays et qu'ils y
croient. La jeunesse algérienne est très
riche, nous avons des ingénieurs qualifiés,
pourquoi ne pas en profiter pour créer
notre technologie au lieu de l'importer ?
NB : Winne n'est pas responsable pour le contenu
des transcriptions non éditées
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