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Pouvez-vous nous présenter l'activité
de la SGP Ergthy?
La SGP, la Société de Gestion des
Participations, concerne les grands travaux hydrauliques.
Dans son portefeuille, on compte environ onze
entreprises et deux groupes. Elle a commencé
à travailler le 1er mars 2002. Nous avons
fait l'état des lieux, il en ressort que
ces entreprises ont un savoir-faire avéré,
accumulé depuis trois décennies,
pour tout ce qui concerne les travaux hydrauliques,
tels la construction de barrages, le transfert
d'eau, les châteaux d'eau, la création
de périmètres irrigués, le
dragage des ports et barrages et d'autres travaux
encore.
Pouvez-vous nous donner quelques chiffres
concernant votre entreprise?
La SGP regroupe 12 milles travailleurs, mais
ils ne sont pas tous permanents. Son chiffre d'affaires
est d'environ 15 milliards de dinars. C'est encore
très peu, mais il devrait y avoir une évolution,
surtout avec le nouveau code des marchés
qui vient d'être promulgué et les
possibilités de partenariat.
Quelle est votre stratégie de développement
? Vos grands projets?
Au niveau du secteur de l'hydraulique le marché
est très important. L'investissement futur
est colossal. Ce que nous requérons chez
un partenaire, c'est qu'il voit son investissement
comme inscrit dans une certaine continuité
et qu'il ne soumissionne pas, par exemple, juste
pour un barrage et puis repartir. Ce qui nous
intéresse, c'est donc que ces partenaires
prennent des participations de capital dans les
entreprises qui existent et profite des spécialités
de chacune: construction de barrages, fondations
spéciales, etc. Lorsque ces entreprises
partenaires prennent une partie du capital, elles
doivent savoir qu'elles peuvent jouir d'une main
d'uvre spécialisée qui ne
coûte pas cher à compétence
égale. Si elles ont des sociétés
ici en Algérie, elles peuvent soumissionner
à l'extérieur avec des coûts
moindres, même avec les ouvriers qui ne
sont pas permanents. Il y a des capacités
de négociation, le marché algérien
est très porteur, les investisseurs ont
donc intérêt à prendre des
participations de capital pour le futur. Si les
sociétés sont de droit algérien,
elles ont des bonifications. Du point de vue financier,
le transfert de devises se fait de manière
légale ; il suffit de négocier.
Très concrètement, qu'attendez-vous
aujourd'hui des partenaires?
Qu'ils apportent leur management, leur savoir-faire,
une mise à niveau des entreprises par une
modernisation des équipements et aussi
un peu d'investissements.
Quels sont les grands projets sur lesquels
travaille actuellement la SGP?
Les grands projets sont les barrages qui vont
être construit. Les entreprises de la SGP
sont concernées par les transferts, puisqu'elles
ont participé avec la SNC Lavalin à
la connexion ouest. Elles ont en charge tout le
programme de forage dans le sud et également
certains barrages. Actuellement, l'une des entreprises
de notre portefeuille, Hydro-Aménagement,
est en partenariat avec la SNC Lavalin sur un
projet de transfert. Il y a aussi les opérations
de dessalement d'eau de mer, dans lesquelles l'entreprise
Hydro-Technique est impliquée. Huit stations
ont déjà été réalisées.
Ce programme de dessalement est très important
car il faut lever la pression sur les ressources
conventionnelles.
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Comment se passent les soumissions pour les
différents projets ?
Les projets sont ouverts à tous. Ce sont
des avis d'appel d'offres. Nos entreprises soumissionnent
comme d'autres entreprises algériennes,
elles peuvent se mettre en groupement avec des
sociétés étrangères
ou entre elles. Nous sommes déjà
dans l'OMC et il n'y a aucune restriction d'accès
au marché.
La SGP s'implique-t-elle dans le domaine de
l'agriculture et notamment en ce qui concerne
l'irrigation des terres ?
Dans le secteur de l'agriculture, une dynamique
s'est également créée et
d'importants investissements s'y font, notamment
en matière d'apport en eau. Nous avons
des capacités d'études et la maîtrise
des techniques d'irrigation dans les petits, moyens
et grands périmètres irrigués.
En plus, il y a tous les programmes de forage
dans le cadre des concessions. Dans ce cadre,
nous avons un portefeuille de trois entreprises
de forage. La SGP participe donc activement au
développement du secteur agricole.
Comment voyez-vous l'évolution de la
SGP à moyen terme?
La stratégie de développement de
la SGP telle qu'elle a récemment été
définie, mise sur l'apport d'un partenariat
étranger. Nous aurons alors de grosses
entreprises avec des capacités techniques
et de management qui pourront rayonner en Algérie,
mais aussi dans tout le bassin méditerranéen
et en Afrique. Nous pourrons jouir de prix compétitifs
et d'une très bonne qualité de travail.
Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel
et de votre plus grande satisfaction au cours
de celui-ci?
J'ai commencé à travailler dans
les années 70. A l'époque il y avait
de grands chantiers. Ma satisfaction est d'avoir
participé à ces grands chantiers,
ainsi qu'à la mise à niveau de certaines
entreprises dans des programmes spéciaux
de wilaya, pour donner de l'eau à tout
le monde. Dans mon parcours j'ai essayé
de participer au développement de mon pays,
j'ai toujours travaillé dans le secteur
de l'hydraulique et l'agriculture. J'ai également
travaillé à l'administration, dans
les secteurs économiques et dans ceux de
la production. Enfin, j'ai encore envie d'aller
de l'avant pour apporter quelque chose à
mon pays.
Quel serait le dernier message que vous adresseriez
aux investisseurs étrangers intéressés
par le marché algérien?
Qu'ils soumissionnent dans le cadre d'appels
d'offre est tout à fait légitime,
mais pas intéressant pour eux à
long terme. Il existe dans le secteur hydraulique
des potentialités en matière technique,
de savoir-faire et d'expérience qu'il faut
exploiter à l'intérieur de l'Algérie
et à l'extérieur, avec des prix
compétitifs qui leur permettront de gagner
de l'argent. Et la meilleure façon pour
eux de s'impliquer est la prise de participation
dans les entreprises de la SGP.
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