Algerie
VERS A DÉVÉLOPPEMENT DURABLE DE L`ALGERIE


Monsieur Baghli

Président Directeur Général
Monsieur Baghli

Président Directeur Général

Contact (Siège Social) :Zone Industrielle, Route de ChetouaneBP 125213000 TlemcenAlgérie

Tel: 213 (0) 43 27 14 66

Fax: 213 (0) 43 27 20 93

Email: webmaster@dq.sitel.dz

Website: www.sitel.dz
 

Pouvez-vous nous présenter votre entreprise?

Sitel est une société par action d'économie mixte algéro - suédoise. Elle est composée de cinq actionnaires. Le premier est la société de gestion et de participation Cabeleq, qui est présente à 20% dans la société ; l'ENTC, l'entreprise nationale des télécoms, qui est la société fondatrice de Sitel avec Ericson avec 20% des parts ; la Sonatit, la société nationale des travaux d'infrastructures des télécommunications avec 15% du capital et la banque extérieure d'Algérie, présente à hauteur de 10%. En face il y a Ericsson l'actionnaire suédois avec 35%. Notre capital social est de 400 millions de dinars et nous travaillons depuis 1990 dans l'équipement du réseau national des télécoms, par la production et la fourniture des centraux téléphoniques numériques. Nous avons réalisé avec les PTT à l'époque la totalité de la numérisation du réseau. Nous avons fourni à ce titre 2 millions 400 milles lignes téléphoniques. Nous sommes actuellement en cours de réaliser le programme de 2002, et nous avons un contrat pour entamer 2003 avec la livraison de 200 milles lignes. Le programme actuel comporte 300 milles lignes. Nous allons faire passer le patrimoine téléphonique fixe à presque 3 millions de lignes. Notre effectif est à présent de l'ordre de 260 personnes. Plus de la moitié sont des cadres et la majorité des ingénieurs en télécom ou en informatique. Nous couvrons tout le pays pour superviser les installations, l'exploitation est prise en charge par Algérie Télécom. Nous sommes aussi à leur disposition pour la maintenance. Sitel s'occupe aujourd'hui davantage du GSM. Nous avons fourni des stations de GSM pour Algérie Télécom, que nous sommes en train d'installer dans le nord. Nous faisons aussi de l'export de matière grise, ainsi nous fournissons la prestation d'ingénierie d'installation pour Ericsson. Notre activité en partenariat a très bien marché dans ce sens. Nous sommes l'un des premiers partenariats nord-sud des années 90 hors hydrocarbures. La technologie que nous avons sous la main est celle d'Ericsson et par conséquent de première qualité. C'est pour cela que nous avons pu nous maintenir en pseudo monopole, c'est donc grâce à notre savoir-faire et aussi la technologie que nous fabriquons que nous en sommes arrivés là.

Quelles sont vos perspectives de croissance et quelle est votre stratégie de développement?

Notre croissance est axée sur le développement et sur l'amélioration permanente. Nous sommes à ce titre là en cours de faire une certification de notre société ISO 9002 version 2000. Nous vivons actuellement un virement technologique dans le produit que nous fabriquons. Il s'agit du central téléphonique public et nous allons nous orienter vers la technologie des réseaux multiservices de très grande capacité. Ce que nous fabriquons aujourd'hui est la commutation par circuits, c'est à dire que lorsque vous faites un appel, un seul circuit qui vous est réservé. Demain, la communication se fera sur plusieurs circuits (paquets) pour grouper les appels. Nous avons déjà formé nos ingénieurs en ce sens, et nous comptons très bientôt acquérir une plate forme pour tester cet équipement sur place. Nous comptons également nous imposer dans d'autres créneaux tel la fourniture d'équipements d'accès Internet Ericsson. Nous avons aussi des projets pour nous faire connaître davantage par le public avec l'appareil mobile, les équipements d'accès, le PC portable, le compteur électrique électronique pour les usagers de Sonelgaz et aussi la fabrication du câble à fibre optique. Actuellement les besoins en Algérie sont très importants dans ce dernier domaine.

Quels sont les atouts de Sitel sur le marché algérien?

Nous en avons plein. Le premier est que nous sommes algériens ; le marché est grand et encore relativement peu exploité. De plus, l'Algérien achète et j'espère principalement algérien si nous lui garantissons la qualité. Le deuxième atout est que nous fabriquons nos produits et les vendons avec un service après-vente et garanti. Nous assurons encore la garantie de nos produits sortis en 1990. Nous avons également démontré notre engagement dans le marché de la téléphonie. Il est vrai que les prix de la concurrence sont moins chers, mais il faut choisir : soit le prix, soit la continuité. Nous faisons nos offres en dinars. Et puis un grand avantage, est que tout notre personnel est sur place et qu'il est technique ; un concurrent ne peut pas ramener facilement des personnes vivre ici, et à quel coût, etc. Nous avons pu former notre personnel avec notre partenaire.

Comment voyez-vous votre entreprise et plus généralement votre secteur d'activité dans les prochaines années?

L'Algérie est sous-équipée en matière de télécommunication ; il y a donc un très grand marché et des potentialités intéressantes pour les investisseurs. Nous comptons garder si ce n'est augmenter notre part dans ce domaine, et si nous faisons des prévisions sur les cinq prochaines années, je dirais qu'il y a du pain sur la planche. Nous projetons notre avenir par le rajout de projets télécom, selon l'évolution du marché ; nous pouvons même aider l'opérateur, Algérie Télécom, ou les opérateurs d'Internet à avoir des équipements qui leur ramènent des profits en bout de chaîne. Par exemple leur suggérer une technologie pour le téléphone fixe sans fil. Il y a des propositions très intéressantes faites par Ericsson en ce sens, nous comptons les soumettre et les commercialiser. Je souhaite que Sitel embrasse toutes les technologies des télécoms, nous en avons les moyens et une bonne santé financière. Nous comptons profiter de la conjoncture pour nous développer et nous enraciner davantage avec notre partenaire. Pour l'instant nous sommes une petite entreprise, si nous nous acharnons sur l'export nous risquons de perdre ce qui nous a permis d'être ce que nous sommes ; nous exportons quand même notre matière grise jusqu'en chine, mais pénétrer un marché avec nos produits n'est pas encore possible, car nous ne serons pas compétitifs localement.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel?

Je suis ingénieur en électronique de l'école polytechnique d'Alger. J'ai fait mon parcours un peu dans l'électronique en industrie, ensuite dans les télécoms à l'ENTC. J'ai vu naître Sitel, et j'y ai travaillé dès le début. Ma satisfaction est d'avoir gravi tous les postes, à partir de simple ingénieur jusqu'à celui là et par l'évolution naturelle. Lorsque j'ai pris la direction, Sitel était dans une très mauvaise situation technique, statutaire, son avenir était compromis. J'ai occupé ce poste au moment où l'environnement était hostile ; c'est par l'entêtement et l'engagement que tous les problèmes ont été progressivement écartés.

Avez-vous un dernier message que vous adresseriez aux investisseurs intéressés par le marché algérien?

C'est le même message que je lance tout le temps : engagez-vous correctement et vous réussirez en Algérie. Ne pensez pas uniquement au business, pensez à créer de l'emploi, c'est ce qu'a fait Ericson et ils ont réussi.




NB :Winne n'est pas responsable pour le contenu des transcriptions non éditées


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