F I N A N C E
e B i z g u i d e s T o g o
L’activité du secteur bancaire est soutenue ; elle pro-
gresse à un rythme satisfaisant et se traduit par un
accroissement des emplois, une progression des crédits et
une rentabilité globale confortée.
En effet dès 2006, le produit net bancaire se stabilisa à
32 milliards de FCFA.
Le résultat d’exploitation a, quant à lui, progressé de 71,8
% par rapport à fin décembre 2005 pour se situer à 10
milliards de FCFA l’année suivante, en liaison avec la
diminution de 98,6 % des dotations nettes aux provisions
sur risques.
Cette performance des entreprises bancaires est le fruit
du développement de l’activité et de la mise en œuvre
d’une politique de restructuration interne de long terme.
L’industrie bancaire a en effet adopté de meilleures pra-
tiques en matière de gestion des risques au regard de la
surveillance prudentielle et de la réglementation interna-
tionale, mais elle a également réorganisé et rationalisé
ses activités pour tenir compte de la désintermédiation.
La contribution du système bancaire du Togo au finance-
ment du PIB se situait fin 2006 à 17,2 %, soit un niveau
légèrement supérieur à la moyenne de l’UEMOA de
16,5% mais encore bien inférieur aux niveaux atteints
dans les pays émergents pour assurer une croissance sou-
tenue et durable.
Le réseau bancaire togolais a donc fortement accéléré sa
consolidation depuis quelques années.
On compte aujourd’hui 13 établissements de crédit dans
le pays, dont trois établissements financiers.
Plus d’une centaine d’agences sont recensées sur le terri-
toire, en augmentation régulière avec 45% des guichets
de banque localisés à Lomé et 55% dans les autres villes.
le siége de la BCEAO