THE REPUBLIC OF CONGO
Enormous potential for investors/D'Únormes potentialités d'investissements

M. Alphonse MBAMA Interview avec:

M. Alphonse MBAMA
Ministre du Développement Industriel et de la Promotion du Secteur Privé
16 avril 2002
 
Pouvez-vous nous dresser un aperçu du tissu industriel congolais du secteur privé ?
Ce que l'on peut dire de l'industrie congolaise, c'est que c'est une activité assez récente. Elle n'a pas un siècle d'existence, puisque nous sommes parmi les pays qu'on peut appeler neufs. Et lorsque la France a colonisé ce pays, notamment à la fin du 19ème siècle et tout au début du 20ème siècle, des sociétés, qu'on appelle concessionnaires, se sont installées dans notre pays. Elles venaient beaucoup plus pour chercher du bois, de l'huile de palme et même quelque fois de l'ivoire. Au niveau du nord Congo notamment se sont installées des sociétés qui ont eu leur survivance jusqu'à pratiquement la fin du 20ème siècle. Et c'est bien plus tard, c'est à dire à la fin de la dernière guerre mondiale, vers les années 50 qu'ont commencé à naître de vraies entreprises, ayant une modélisation un peu plus moderne. Notamment les brasseries, l'agro-industrie de la canne à sucre dans la vallée du Niari, ce sont des entreprises qui existent encore aujourd'hui. Notamment la SUCO transformée en SARIS-Congo et qui appartient au groupe français SOMDIA basé à Paris. Ce sont pour ainsi dire ces entreprises qui sont à l'origine du secteur moderne de l'industrie congolaise. Petit à petit, avec l'exploitation du pétrole vers la fin des années 50, on a commencé à avoir des sociétés comme la CFPA (Compagnie Française de Pétroles en Afrique) qui a donné naissance plus tard à Elf Congo. C'est donc cela le véritable point de départ de l'industrialisation du Congo.

Lorsque le Congo est devenu indépendant le 15 août 1960, et qu'un peu plus tard on a fait ce qu'on a appelé ici la Révolution congolaise en 1963, le pays s'est engagé dans une voie volontariste de développement industriel. Ce qui a fait que notre pays s'est trouvé en 4ème position en Afrique noire francophone (anciennes colonies françaises). C'est à dire après le Sénégal, la Côte-d'Ivoire et le Cameroun. C'était vers les années 64 - 66.
On a commencé à monter un certain nombre d'entreprises dans le pays ; une cimenterie sur un crédit chinois, des textiles, etc. Beaucoup d'entreprises. Et nous appliquions un système à caractère socialiste, parce que beaucoup de pans de l'activité économiques étaient abandonnés. Nous ne pouvions pas compter sur le privé qui ne venait pas. L'Etat s'est donc substitué à ce privé, pour ainsi dire essayer de mener tambour battant la création d'un certain nombre d'activités commerciales et industrielles.

Longtemps plus tard, c'est à dire vers les années 80, avec ce qu'on appelait ici en Afrique les programmes d'ajustement structurel, nous avons tenu des conférences d'entreprises. Parce que nous savions tous que le rôle de l'Etat n'était pas de gérer une entreprise. L'Etat a pour rôle de créer un environnement économique favorable. Les bailleurs de fonds, la Banque Mondiale, le FMI nous ont donné des conseils. Et notre pays continue à s'engager dans cette voie qui consiste à laisser l'économie aux privés. Petit à petit on a commencé à faire machine arrière, jusqu'en 1994 où le Congo a pris une option ferme à travers un programme de développement qu'on appelait ici le PARESO. Le Congo a décidé à partir de là que l'Etat laissait les activités économiques aux privés et que son rôle consisterait uniquement à essayer de créer un environnement favorable pour permettre aux entreprises privées de pouvoir évoluer. Et depuis cette époque, nous parlons dans ce pays de privatisation du secteur public national.

Il faut dire que les entreprises publiques n'ont pas été des succès. Si sur le plan de la dimension, d'occupation spatiale elles ont existé, elles n'ont pas donné les résultats attendus sur le plan des performances économiques. Ce qui évidemment aujourd'hui favorise cette privatisation qui se traduit depuis deux ans par la vente, par exemple, de l'ancienne minoterie étatique à une société américaine. Il y a la privatisation du secteur cimentier pour lequel nous venons de signer un protocole d'accords avec des chinois, qui vont reprendre la cimenterie. Il s'agit de créer avec ces chinois une société de droit privé où l'Etat n'aurait qu'une représentation symbolique. La société serait gérée de manière complètement privée. C'est dans le même état d'esprit que nous avons cédé la plus part de nos parts dans la société sucrière (SARIS - Congo) qui est une grande entreprise dans la vallée du Niari. La SARIS a d'ailleurs eu l'année dernière une production record de 52.000 tonnes de sucre. C'est une société gérée de manière complètement privée, où l'Etat n'a qu'une représentation minoritaire au niveau du capital.

Dans beaucoup de domaines comme cela, l'Etat est entrain de se désengager. Que se soit dans le domaine de la fabrication d'eau de table ( minérale), nous avons vendu nos parts aux profits d'une entreprise privée. Nous avons des palmeraies dans le nord pour lesquelles nous recherchons des repreneurs. Nous avons des entreprises d'exploitation forestière à vendre. Car, les entreprises que nous avions créées, loin de jouer un véritable rôle de développement du pays, ont plutôt aggravé notre situation, de telle sorte que l'essentiel des produits manufacturés sont aujourd'hui importés. Les industries locales ne fabriquent que quelques rares petits produits de consommation courante, très peu de produits destinés à l'exportation. Donc on peut dire qu'en 3 décennies, l'industrie congolaise n'a pas réalisé les conditions de sa transformation majeure en une industrie cohérente, performante et pouvant permettre d'accumuler des moyens financiers importants susceptibles d'amener au développement du pays.

L'industrie occupe aujourd'hui une place très faible dans l'économie nationale, avec moins de 15 % d'emplois effectifs, avec moins de 10 % de contribution au PIB. On a donc une économie perturbée.

Quelle est aujourd'hui la stratégie de développement industriel ?


Le Ministère dont j'ai la charge s'appelle Ministère du développement industriel chargé de la promotion du secteur privé national. On ne l'appelle pas Ministère de l'industrie. C'est tout un programme. L'état congolais recherche aujourd'hui à faire en sorte que ce Ministère puisse aider à mettre en place une vision nouvelle au niveau duquel le secteur privé jouerait un rôle important.

En théorie, notre rôle est d'établir un cadre juridique et institutionnel. De développer et rendre disponibles les infrastructures de base. De mettre en place les moyens devant faciliter le développement de la production nationale, à l'aide de nos matières premières bien entendu, à travers les PME et PMI. La normalisation des productions, l'exploitation et la mise en valeur des productions locales. La lutte contre les fraudes de tous genres. Créer les conditions nécessaires à la réalisation dans ce pays d'une vraie culture industrielle. C'est cela notre rôle.
Et d'ailleurs dans cet esprit, nous avons créé dans ce département une revue appelée " Horizon Industrie " avec comme devise, " le présent est à l'organisation, l'avenir est à l'industrie ". Il y a dans ce journal un certain nombre d'idées que nous avons lancées.

Du reste lorsque nous sommes arrivés, nous avons commencé à regarder s'il existait des textes liés à l'industrialisation du pays. N'ayant pas trouvé de textes de références, nous avons regardé en France à l'occasion d'un voyage s'il y avait des textes. Il nous fallait créer un instrument permettant de réunir à la fois le privé national et l'Etat, pour harmoniser nos points de vues sur la démarche industrielle. Nous avons trouvé en France un texte de 1996 à peu près identique. En réunissant toutes les informations nécessaires, ça nous a permis de créer en 1999 ce que nous appelons le comité national de développement industriel, par décret du chef de l'Etat.

Ce comité est un cadre de réflexion qui permet à la fois à la puissance publique et au monde industriel et commercial de se retrouver, d'échanger des points de vues, afin de faire avancer les idées sur l'industrialisation du Congo.

Quelles sont les obstacles que vous rencontrez dans cette mission ?


Il y a des obstacles culturels. Il y a aussi des obstacles financiers. Lorsque nous rencontrons les bailleurs de fonds, les obstacles sont généralement politiques.
On parle maintenant du NEPAD. L'investisseur étranger veut venir, mais seulement dans les pays où règnent la paix. Parce qu'on dit souvent que l'argent n'aime pas le bruit. Nos pays sont en train de se chercher. Nous avons une forte volonté de parvenir à créer des conditions telles que ceux qui amènent leur argent puissent l'investir en toute quiétude et tirer les bénéfices de leur travail dans notre pays. C'est pour cela que nous remercions d'ailleurs les entreprises comme la SOMDIA, qui ont investi ici même pendant que nous avions des problèmes. Et aujourd'hui ils récoltent les produits de leur travail. Actuellement on est en train d'étudier les conditions de création d'un pool sucrier dans la CEMAC. C'est un dossier que nous allons soutenir avec la SOMDIA et le Président Sassou Nguesso en personne. Il s'agit de voir comment gérer à l'échelle d'Afrique Centrale et non pas à l'échelle de chacun des Etats, ce produit fabriqué au Cameroun, au Congo et au Tchad.

 

Existe t-il un esprit d'entrepreneur congolais ?

L'activité entrepreneuriale est nouvelle. Je vous ai dit que de l'indépendance jusqu'aux années 90, nous menions une sorte de capitalisme d'Etat; une sorte de socialisme, où l'Etat était l'investisseur principal. Puisqu'il n'y avait pas de privés étrangers qui avaient envie de venir risquer leur vie chez nous. Et par voie de conséquence, il n'y avait pas de grands entrepreneurs congolais. Donc c'est récent. C'est seulement maintenant que nous essayons d'avoir des entrepreneurs et de les changer. Nous avons tenu ici une grande réunion du 8 au 10 octobre 2001 sur le thème de la promotion du privé national pour le développement industriel. Il y avait plus de 10 participants. A l'issue des travaux nous avons arrêté un certain nombre de suggestions destinées au gouvernement de la République. Il s'agit de l'adoption d'une législation industrielle, la mise en place d'un système de gestion de la normalisation de la qualité, la création des institutions chargées de gérer les zones franches, etc

Il y a aussi des actions de développement de la culture entrepreneuriale, l'appui financier à la micro entreprise et au secteur informel, la mise en place avec les organisations patronales et les bailleurs de fonds d'un organisme spécialisé dans le financement des investissements privés. Et aussi la création d'un fonds de garanties, parce que le système bancaire est très contraignant. La banque n'apporte de l'argent que quand elle a des sûretés. Et ça c'est un grand frein au développement de l'esprit entrepreneurial et au développement de l'activité industrielle.

Envisagez-vous la création des zones franches ?

Disons que vers les années 90, le Congo et la RDC, Zaïre à l'époque avaient eu l'idée de créer sur l'île Mbamou (qui est une île du Congo-Brazza sur le fleuve Congo séparant Kinshasa et Brazzaville) une zone franche qu'on appellerait la zone franche du Pool Malébo. Bien sûr que cette zone franche demeure encore sur le plan des idées. Elle n'a pas évolué parce que de part et d'autres il y a des perturbations politiques de temps en temps.

De notre côté, au niveau de ce Ministère nous avons la volonté de créer des zones franches. Nous en avons discuté avec certains partenaires économiques, notamment la SARIS qui importe beaucoup de matières premières. Ils ont fait une étude pour nous proposer une démarche en vue de l'implantation de la première zone franche au Congo, en tenant compte de tous les intrants qu'ils font venir, pour pouvoir les stocker, sans doute créer une zone spéciale et les mettre en consommation au fur et à mesure qu'ils en ont besoin. Ou encore un certain nombre de produits qu'ils peuvent exporter.
Mais nous même, avant de venir dans ce Cabinet, nous avions écrit un document sur les zones franches. C'est l'une des alternatives susceptibles de conduire au développement des nations pauvres. Nous avions proposé une vision quelque peu originale des zones franches. Nous les appelions des nouveaux sites industriels et commerciaux d'exportation. Au niveau du Ministère nous poursuivons ce travail. Mais ce n'est pas facile, parce que c'est un dossier délicat à gérer avec plusieurs départements ministériels. Donc on essaie de mettre en place des structures pour une meilleure gestion de ce dossier.
On va essayer de regarder au niveau gouvernemental l'étude proposée par SARIS -Congo et voir comment l'appliquer par rapport à l'activité de l'agro-industrie autour du sucre.

L'agro-industrie est-elle un pôle de développement ?

Le Congo est par essence un pays agricole et forestier. De tout temps, l'activité économique du pays se présente sous la forme de la forêt, de l'agriculture et de l'élevage. C'est la première racine. Il y a ensuite le pétrole, les mines, l'énergie et l'industrie ; c'est la deuxième racine. Enfin, le transit, le transport et le tourisme, la troisième racine. Mais le Congo a toujours été un pays forestier et d'agriculture.

S'agissant de l'agro-industrie, nous avons ici l'avantage de disposer de plusieurs millions d'hectares de terres arables, notamment dans la vallée du Niari. Ces terres ne sont pas mises en valeur. En poussant la réflexion avec nos partenaires de SOMDIA, nous sommes arrivés à nous dire que le Congo qui a autant de terres arables peut planter du soja. Et à partir d'ici faire l'aliment de bétail. C'est l'objet d'une réunion que nous avons tenue au Ministère de la coopération et des affaires étrangères. Nous avons proposé au gouvernement français de créer un partenariat où il y aurait d'un côté le Congo qui apporterait des terres, la SOMDIA qui serait le partenaire technique, et de l'autre côté le Ministère français de la coopération avec tous ses instruments de financement, pour effectuer une étude de plantation de soja grandeur nature. Cela déboucherait sur une activité agro-industrielle de fabrication d'aliments de bétail au Congo. Puisque nous avons de la mélasse qui est un résidu de la canne à sucre. Nous avons aussi le son de blé qui vient de la minoterie de Pointe-Noire. Qu'est ce qu'on ne pourrait pas faire avec tout cela ? Les idées avancent. Je crois que le gouvernement français commence à les prendre au sérieux. Donc la voie agro-industrielle est une voie certaine pour le Congo. On peut la développer à souhait, à côté du développement forestier qui se fait non pas seulement à partir des forêts naturelles, mais également à partir de vastes étendues de forêts artificielles d'eucalyptus autour de Pointe-Noire. Cette forêt était conçue au départ en vue de la création d'une usine de pâte à papier pouvant produire plus de 200.000 tonnes de pâte de papier. Donc l'agro-industrie peut très bien se développer à travers le soja, à travers les eucalyptus, à côté de la sucrerie.

Quels sont les autres projets qui peuventintéresser les investisseurs aujourd'hui ?

Je crois que le soja est très porteur. Parce qu'aujourd'hui l'Europe est demandeur d'aliments de bétail, à cause de tous les problèmes des OGM. Alors s'ils ne veulent pas des OGM, ici on peut produire du soja dont les structures n'ont pas été génétiquement manipulées.

Quels a été, ces dernières années, le souvenir le plus marquant au niveau de ce Ministère ?

A la différence du système des transports auquel j'ai appartenu pendant plus de 30 ans, je peux dire que lorsque je suis arrivé à ce ministère, nous faisions de l'industrie sans référence.

L'une des choses qui me tient à cœur par rapport à mes activités actuelles c'est de créer au niveau de ce ministère des textes juridiques qui permettent à l'Etat de pouvoir disposer en toute connaissance de cause de son espace industriel. J'ai en cela l'appui du Président de la République. Le projet de texte existe. Il est déjà passé une première fois au conseil des ministres. Nous faisons actuellement le toilettage. Notre souhait est, qu'à la prochaine occasion, le conseil des ministres l'adopte pour l'envoyer à l'Assemblée Nationale.

Ce texte là est fondamental. Parce qu'on a vu ce qui s'est passé à Toulouse, où une usine de fabrication d'engrais a explosé faisant d'importants dégâts. Si on veut faire de l'industrie, il faut prendre certaines précautions qui permettent aux populations de vivre en toute quiétude, en tenant compte de l'environnement qui doit être exempt de toute nuisance. Et également faire en sorte que l'activité industrielle puisse se développer dans le respect des textes d'un pays souverain, qui voudrait que les choses se passent dans l'ordre et l'harmonie. C'est cela qui me manque aujourd'hui au niveau de ce ministère.

Ce qui me manque également et que nous sommes en train de mettre en place, c'est un système de normalisation. Si demain on veut créer des structures industrielles dont les produits pourront se vendre à l'extérieur, il faut normaliser ces produits. Leur donner une forme et une dimension qui soit internationalement reconnue. De sorte que les échanges se fassent facilement avec les pays intéressés par nos productions industrielles.
A côté de cela, il y a le fait qu'étant donné que nous sommes un pays de transit, nous avons un littoral de 170 km, un port en eaux profondes, un chemin de fer qui relie le fleuve avec l'océan atlantique, une voie fluviale qui s'enfonce profondément en Afrique Centrale et qui nous met en face d'un grand pays, la RDC. Ce qui pourrait permettre de ravitailler en marchandises, en transit les pays voisins d'Afrique Centrale. Ce sont des éléments qui pourraient déterminer, à côté du pétrole et de la forêt, le développement économique du Congo.

Avez-vous un message à adresser à nos lecteurs ?

Oui. C'est de leur dire que le Congo, à la limite est un pays bénit de Dieu. Nous avons un sol riche avec des espaces disponibles, au niveau desquels on peut faire de l'agro-industrie. Il y a la possibilité de faire de la papaïne utile à l'industrie cosmétique. On a aussi le projet de développer de l'aspiriline qui est une algue contenant beaucoup de protéines et qui est utilisée également dans la cosmétique. Elle est également destinée à améliorer la ration alimentaire des personnes en malnutrition.

Nous avons l'avantage de disposer des forêts naturelles de grandes dimensions avec beaucoup d'essences. Nous avons des fleuves pleins de poissons. Un sous-sol pétrolier. Nous avons d'autres minerais, avec le projet de traitement du Magnésium. Il y a tout ce qu'il faut pour séduire un investisseur décidé à s'implanter dans ce pays. Il est vrai que nos pays africains rencontrent des difficultés existentielles, parce que nous sommes des pays neufs, qui cherchent encore leur chemin à travers l'organisation politique. Nous pensons que notre pays va se stabiliser. Nous avons fait des élections. Petit à petit, les institutions sorties des élections vont se mettre en place.

Nous demandons aux investisseurs, aux pays du monde occidental de nous faire confiance. Qu'on nous donne notre chance ! Un pays ne se construit pas en 30 ans d'indépendance. Il y a deux cents ans, en l'an 1802, la France n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui. Il ne faudrait pas que le monde développé continue à gérer l'afro-péssimisme. La mondialisation suppose que nous nous développions au même niveau. S'il y a des gens sur le bord de la route pendant que les autres avancent, il y aura toujours des déséquilibres.  


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