INTERVIEW DE MONSIEUR
BOUNAFA
DIRECTEUR GENERAL
AADL
Pouvez-vous nous donner un bref historique de
votre agence ?
Notre agence est un instrument de réalisation
et de promotion dans le secteur de l'habitat. Comme
vous le savez, ce dernier organise le marché
de l'immobilier sous quatre formules de logements
: le logement social, destiné aux catégories
défavorisées, le logement promotionnel
à caractère commercial. Le logement
social participatif, qui est un mode d'accession
à la propriété, est soutenu
par l'Etat afin d'inciter les futurs demandeurs
à participer à leurs logements. La
formule de location vente permet de rééquilibrer
le marché immobilier et est destinée
aux cadres supérieurs. L'action de l'AADL
est de rééquilibrer les couches sociales.
Nous intervenons aujourd'hui dans 30 wilayas, à
travers divers programmes, tel que la promotion
foncière. nous l'avons dans le passé,
le LSP, moteur d "'ouvrage à logement
participatifs, et maintenant nous sommes le seul
promoteur choisi par le ministère de l'habitat
pour mettre sur le marché la formules des
locations ventes. Nous avons 5000 logements à
réaliser, projet lancé en 2 phases,
dans le cadre de finance complémentaire 2001
et 2002 celle si dans la quelle nous avons inscrit
35.000 logements repartis sur 30 wilayas.
Pourrez-vous nous parler de l'observatoire national
de l'habitat ?
C'est un instrument qui a pour but de recueillir
le maximum d'informations concernant les logements.
C'est plus précisément un indicateur
qui dispose d'un système d'information, c'est
donc un laboratoire de traitement de l'information.
Le laboratoire utilise cette panoplie d'information,
pour apporter des rectifications dans la politique
du logement.
Quels sont vos grands projets à moyen
terme ?
Pour le moment, nous avons commencé la construction
de 55000 logements et nous disposons d'une douzaine
d'entreprises qui représentent une dizaine
de pays. Pour le moment, notre projet est de lancer
ce programme en respectant les délais, et
de satisfaire la demande du client. Nous essayons
d'utiliser tous les moyens. Actuellement, nous ne
pouvons pas parler d'autres programmes, tel que
celui des 65000 logements, financé par la
CNEP, qui s'apprête à lancer ce programme
en complément des 55000 logements, il s'agit
toujours dans la même formule des locations
vente.
Qui finance ces projets ?
Pour les 55000 logements, c'est à concours
remboursable sur le trésor public à
75% et 25% par les acquéreurs, et les VRD
est réalisé sur concours définitifs
sur le chapitre 121 c'est l'Etat que le prend en
charge.
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Pour le programme des 65000 logements, ils sont
réalisés par la CNEP, mais elle
ne les finance pas en totalité car la bonification
est prise en charge par le trésor public.
Que pensez-vous de l'implication des asiatiques
dans l'investissement immobilier en Algérie
?
Les asiatiques actuellement sont très
présents sur le marché algérien.
Nous avons en ce moment même avancé
des projets de 2 millions de logements, projets
avancés par son excellence le Président
de la République. L'Europe est en train
de perdre un marché très porteur,
d'autant plus qu'une grande quantité de
ces logements ont été conçus
par les français. Il serait dommage de
voir ce patrimoine leur glisser entre les mains
sans apporter de solutions ou de soutien financier
pour pouvoir le sauvegarder. nous sommes aux portes
de l'Afrique,
Comment voyez-vous l'avenir de votre secteur
?
Je parle de l'avenir de mon agence qui est un
instrument du secteur de l'habitat et qui s'intègre
dans la politique arrêtée par le
gouvernement. Donc pour l'agence nous avons deux
objectifs : le marketing public, qui consiste
en un accueil humain de la clientèle ;
le deuxième volet tend à offrir
un produit qualitatif ainsi qu'une modernisation
de nos techniques.
Notre revue est destinée aux leaders
pourriez-vous ainsi nous éclairer sur votre
carrière et votre principale satisfaction
?
Je suis né dans ce secteur, j'ai fait une
formation d'ingénieur dans une école
du secteur, j'ai été financier,
j'ai eu une licence en droit donc mon kappa en
droit, une licence en science économique,
un magistère en science financière,
mis à part le secteur professionnel, j'ai
été au conservatoire. Je fais de
la lutte, j'essaie aussi d'apprendre l'italien
que j'aime beaucoup, et en ce qui concerne ma
formation, j'aime mon secteur d'activité.
Quel serait votre dernier message concernant
l'investissement étranger en Algérie,
en particulier dans le domaine de l'habitat ?
Le marché algérien est une mine
d'or, c'est un marché qui peut être
lent mais qui permet à l'entreprise d'être
stable. Actuellement, beaucoup d'entreprises ont
énormément de moyens, mais leur
insuffisance en matière de gestion du contentieux
et en gestion financière est leur point
faible. Beaucoup d'entreprises peuvent s'installer
en passant par la joint-venture algérienne.
Nous avons beaucoup de capacités humaines
qu'il faudrait réorganiser dans le secteur,
de façon à utiliser cette masse
d'idées et de compétences afin de
pouvoir utiliser au mieux le secteur du bâtiment
futur.
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