Page 89 - Togo 2009

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É N E R G I E
e B i z g u i d e s T o g o
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Cette prospection a permis de découvrir calcaire, sable à
verre, attapulgites, dans le bassin côtier, disthérite de
Yénoum, manganèse de Dapaong, Kaolin de Kloto,
Chromite de la Kozah, marbre de Gnaoulou, Pagala,
Namon, Djamdè, Est-Mono et Kamina-Wawa, uranium à
Kara…
Enfin la dernière phase qui s’étend de 1981 à nos jours
est caractérisée par la systématisation de la recherche
géologique et minière. Il s’agit de rechercher les éven-
tuels gisements cachés ayant jusqu’alors échappé à l’ob-
servation géochimique systématique.
Les principaux acquis de cette période sont les suivants :
élaboration et édition d’une nouvelle carte géologique du
Togo ; découverte de nouveaux gisements (phosphates
de Bassar, Tourbes, attapulgites et bentonites dans le
bassin côtier, nouveaux sites de pierres ornementales, de
diamant, d’or, de platine, de terres rares, de métaux de
base comme le zinc ou le plomb). Il y a également eu la
recherche d’hydrocarbures offshore.
On peut estimer à plus de 10 milliards de FCFA (environ
15 millions d’euros), le montant des investissements con-
sacrés par le gouvernement au secteur minier dans la
phase de recherche.
Les résultats obtenus ces dernières années permettent
maintenant d’attirer les investisseurs étrangers à qui des
permis d’exploitation peuvent être accordés sur des cibles
précises. Les autorités togolaises espèrent que de nou-
veaux gisements économiques vont voir jour au cours des
prochaines années.
LES GISEMENTS
EXPLOITÉS
LES PHOSPHATES DE KPÉMÉ,
VÉRITABLE JOYAU DE
L’ÉCONOMIE TOGOLAISE
La Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT) a été
créée suite au constat que le gouvernement a fait sur les
difficultés de gestion connues par les sociétés précé-
dentes, à savoir l’Office Togolaise de Phosphates (OTP) et
l’IFG. Le gouvernement a donc décidé en conseil des
ministres de dissoudre ces deux sociétés, donnant égale-
ment naissance à la SNPT le 14 mai 2007.
L’État, à travers cette nouvelle institution, s’engage à
donner les moyens à la SNPT de relancer véritablement le
secteur. Ceci passe par la participation au niveau du fonc-
tionnement à des investissements massifs pour renou-
veler l’outil de production et réhabiliter une partie des
équipements.
En l’espace de six mois, la nouvelle société a multiplié le
prix du phosphate sur le marché. De 35 $ à la création de
la société, on est passé à 75 $.
La SNPT entendait par cette révision tirer le meilleur profit
du cours du phosphate afin de valoriser effectivement la
commercialisation des phosphates.
La SNTP dispose de son propre réseau ferroviaire pour
convoyer le phosphate jusqu'au Port